Le GENERAL LALANDE, GOUVERNEUR MILITAIRE de LYON

Jeudi 23 février 2012 // 14 : HISTOIRE MILITAIRE DEPUIS 1945

Le GÉNÉRAL LALANDE, Gouverneur Militaire de LYON (1913-1995) :

Natif de Rennes, d’une famille originaire de la Corrèze, André LALANDE entre à Saint-Cyr en 1931. Sa 1ère affectation est au 146° RI de Metz, où il est promu lieutenant (1935). Il rejoint ensuite en 1937 le 6° Bataillon de Chasseurs Alpins (BCA) à Grenoble, dont il commande avec ardeur la Section d’Eclaireurs Skieurs (SES). Il y est victime d’un accident de montagne.

1940... Le 6° BCA est envoyé en Norvège (avril-mai) ; le capitaine Lalande y est cité deux fois et blessé. Replié en Angleterre, il ne suit pas son bataillon rapatrié et se rallie à la France Libre. Fin 1941, il est envoyé à la 13° DBLE (Demi Brigade de Légion Etrangère), qui prend position à Bir Hakeim en Libye , où elle résiste héroïquement (citation). Lalande est ensuite à El-Alamein (octobre 1942 2 fois blessé) et termine la campagne en Tunisie (mai 1943).

En 1944 le chef de bataillon Lalande commande une compagnie de canons d’Infanterie (CCI13), pendant la campagne d’Italie sous les ordres du général Juin ; il se bat au Garigliano, à Bolsena et Radicofani. Il est ensuite au débarquement en Provence avec la 1° DFL à Cavalaire et participe aux combats du mont des Oiseaux à Hyères. Fin 1944 il commande le 3° bataillon de Légion Etrangère pour les combats de Haute-Alsace et la libération de Colmar. Son bataillon participe ensuite au sein de la 13° DBLE reconstituée en avril 1945 à la campagne des Alpes sur l’Authion.

Promu lieutenant-colonel (1946), André Lalande est délégué dans diverses missions à l’étranger (Trieste, Balkans), puis est stagiaire à l’Ecole de Guerre, où il est à la fois le plus jeune et le plus gradé ! (1949-1951). Il se marie en 1950, cela ne l’empèche pas d’être volontaire pour l’Indochine...

Après être passé par l’Etat-major de Fontainebleau, il prend le commandement du 3°REI (Régiment Etranger d’Infanterie) au Tonkin. Il est de la bataille de Dien-Bien-Phu, où il défend avec acharnement la position "Isabelle". Fait prisonnier le 8 mai, il est libéré en septembre 1954 amaigri de 23 kg.

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En Algérie

Le colonel Lalande est ensuite affecté à la délégation française à Washington (1955-58), puis en Algérie dans le secteur de Tiaret dans une difficile mission de pacification (1958-60). Après avoir été auditeur à l’IHEDN, il commande la brigade d’intervention du CA d’Alger et conduit l’opération sur Bizerte (07/1961).

Nommé général de brigade, il commande l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT) (1962-1965), puis la 11° division parachutiste à Pau (1965-1967). Nommé général de division, il devient chef de l’Etat-Major particulier du général de Gaulle président de la République (1967-1969) et habite au palais de l’Elysée. Il est présent à Baden-Baden le 29 mai 1968 le jour où De Gaulle vient s’entretenir inopinément de la situation avec le général Massu.

En 1969 Lalande est nommé Gouverneur Militaire de Lyon (1969-1973) pour sa fin de carrière ; il obtient sa 4ème étoile en 1970 avant d’être versé en 2ème section en 1973. Fidèle à la Corrèze, le Général de Corps d’armée Lalande est décédé à Brive-la-Gaillarde en 1995.

Avec le Général Lalande, la ville de Lyon a été encore une fois honorée par la nomination au poste de Gouverneur Militaire d’un grand soldat, Compagnon de la Libération et Grand Officier de la Légion d’Honneur.





Sources : B. Demotz & coll. - Les Gouverneurs de Lyon - ELAH 2011 // Pierre-Yves Roubert - André Lalande, droit fil dans la trame de l’histoire - Ecritures /Brive 1997.