Le Maréchal de LA PALICE

Vendredi 11 juin 2010 // 4 : Des GUERRES d’ITALIE à la REVOLUTION

JACQUES de CHABANNES, Seigneur de LA PALICE, Maréchal de France (ca1470-1525) :

Petit-fils et petit-neveu d’hommes de guerre remarquables, Jacques II de Chabannes porte le nom de sa seigneurie en Bourbonnais (écrit aujourd’hui la Palisse). Dès 1488 il guerroie en Bretagne, puis il va être de tous les batailles des Guerres d’Italie. Avec Charles VIII, il participe à l’expédition à Naples et au retour à la bataille de Fornoue (1495).

Sous Louis XII, il est de la conquête du Milanais. Il sert sous Gaston de Foix. À la bataille de Cérignoles, blessé, il est fait prisonnier (1502 à 1504). En 1509 il concourt à la victoire d’Agnadel, puis à celle de Ravenne (1512) où Gaston de Foix est tué ; bien que blessé La Palice parvient à ramener l’armée en France.

En 1515 François Ier le nomme Maréchal : il commande brillament un corps de bataille à Marignan. Avec l’entrée en scène de Charles-Quint, il est sur tous les fronts. En Picardie il est capturé et s’évade ; en Italie il est à la Bicoque, bataille perdue par l’incapable Lautrec (1522) ; en Espagne, il fait lever le siège de Fontarabie. En 1523 il est bouleversé par la trahison de son suzerain le connétable de Bourbon, qui se rallie à Charles-Quint, il tente en vain de l’arrêter.

La Palice est nommé "lieutenant pour le roy en pays de lyonnois" c’est-à-dire gouverneur du Lyonnais (octobre 1523) auquel est joint la Dombes, confisquée au connétable. Il demande des comptes aux échevins lyonnais entre autres sur les fortifications, sur le service de la milice des pennons et reçoit leurs doléances qui sont nombreuses... Il s’intéresse au conflit entre le consulat et les artisans.
En Dombes, il établit un conseil souverain, qui deviendra le Parlement de Dombes, qui siégera à Trévoux.

En 1524 il repousse le Connétable de Bourbon qui avait envahi la Provence. En 1525 malgré ses avis, François Ier livre la bataille de Pavie, où il est vaincu et fait prisonnier et où le maréchal de la Palice trouve la mort...

Il est regrettable que le nom de ce grand soldat ne soit plus connu aujourd’hui que de manière anecdotique, à cause de paroles naïves et mal interprétées d’une chanson écrite peu après sa mort, dont les paroles étaient : "Hélas, s’il n’était pas mort, il ferait encore envie" . En 2015 la Poste a émis un timbre dédié à sa mémoire.

dernière modification : mai 2015 - source : B. Demotz & coll. - Les Gouverneurs de Lyon 1310-2010 - ELAH 2011