Le Chevalier BAYARD

Samedi 31 juillet 2010 // 4 : Des GUERRES d’ITALIE à la REVOLUTION

Pierre du TERRAIL, Seigneur de BAYARD (1476-1524) :

le "Chevalier sans peur et sans reproche" est né dans la maison-forte de Bayard à Pontcharra sur l’Isère à la frontière avec le duché de Savoie. En 1489 il devient page de Charles Ier duc de Savoie, qui en 1490 à Lyon le cède à Charles VIII roi de France. A 17 ans, équipé par son oncle abbé d’Ainay, Bayard (ou Bayart) se distingue dans un tournoi sur le pré d’Ainay à Lyon.

Homme de guerre, il va ensuite être de toutes les batailles des guerres d’Italie conduites successivement par Charles VIII, Louis XII et François Ier. Bayard combat à Fornoue (1495), puis en 1499 il charge avec une telle fureur l’ennemi devant Milan, qu’il entre dans la ville et se fait capturer. Trois ans plus tard, il combat Gonzalve de Cordoue au siège de Canossa. En 1504, il couvre la retraite et défend le pont du Garigliano : ses exploits lui valent d’être nommé écuyer du Roi.

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signature de Bayard

Diplomate, il ramène Gènes à l’alliance française (1507). Sous La Palisse, il est à Agnadel, permet la prise de Bologne et sous Gaston de Foix est blessé à l’assaut de Brescia. cela ne l’empèche pas de se distinguer à Ravenne (1512). Mais l’armée est contrainte à la retraite et Bayard ne peut conserver Brescia : avec 36 hommes, il retarde l’ennemi pendant deux heures pour faciliter le repli et est blessé à l’épaule. En 1513 l’Artois est envahi par les Anglais et Bayard est capturé à Guinegatte.

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bataille de Marignan

En 1515 il est nommé par François Ier lieutenant-général du Dauphiné, fonction qu’il va assurer avec sagesse et dévouement ; la même année il est à la bataille de Marignan et on dit qu’il aurait armé chevalier le Roi le lendemain de la bataille : cela ne parait être qu’une légende imaginée quelques années après. Deux ans après, il défend victorieusement Mézières assiégée par Charles Quint. Mais en 1524, l’amiral Bonnivet est battu à Romagnano : chargé avec Saint-Pol de l’arrière-garde, Bayard est mortellement blessé dans le dos d’un coup d’arquebuse lors de la traversée de la Sesia.

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une armée au temps de Bayard

Sa mort suscite une grande émotion ; Bayard incarne à merveille l’esprit chevaleresque : un valeureux combattant avec le sens de l’honneur. Cela lui vaut une grande notoriété, bien qu’il n’ait pas exercé de grand commandement.