Marius-Paul FAURAX est né en 1849 ; fils d’un carrossier, né dans l’actuel 6ème arrondissement (10 cours Franklin Roosevelt – autrefois cours Morand) à l’époque faisant partie de la commune de la Guillotière, qui sera rattachée à Lyon en 1854. Il s’engage à 18 ans en 1867 au 77° RI et est nommé sergent au début de 1869.
1870…Guerre franco-allemande : le jeune Faurax est blessé dès le 2 août 1870. Sitôt rétabli, il reprend le combat ; son unité fait partie de la division Cremer à laquelle appartiennent les légions du Rhône, qui combattent le 18 décembre à Nuits-Saint-Georges. Il est promu lieutenant sur le champ de bataille. Début 1871, son unité fait partie de l’Armée de l’Est commandée par le général Bourbaki ; il participe à la bataille de Villersexel et fait partie de ceux qui sont acculés à passer en Suisse pour éviter la capture.
Le lieutenant Faurax est affecté successivement dans différents régiments d’infanterie ; il suit aussi l’enseignement de l’Ecole d’application de Tir de la Valbonne. Il est promu au grade de capitaine en mai 1875. En 1881 le capitaine Faurax, adjudant-major au 101° RI embarque pour la Tunisie et participe aux colonnes de pacification du pays pendant cinq ans. Il passe de 1887 au 3° bataillon d’infanterie légère d’Afrique et en 1889, promu chef de bataillon, il est affecté au 1° régiment Etranger . Avec la Légion il est envoyé au Tonkin lutter contre les pirates. Faurax semble avoir réalisé sa vocation avec la Légion Etrangère, car muté en France il fera tout pour y revenir.
Le Commandant Faurax
En juillet 1890 le commandant Faurax commande le 3° bataillon du 98° d’infanterie à Sathonay. À cette date la France avait établi son protectorat à Porto-Novo sur le côte du Dahomey, appelé aujourd’hui Bénin. Les comptoirs côtiers sont alors menacés par un roi de l’intérieur du territoire, le roi du Dahomey, Behanzin, roi guerrier utilisant des « amazones » femmes-guerriers et pratiquant le commerce des esclaves. La France envoie un corps expéditionnaire, commandé par le Colonel Dodds, comprenant des marsouins, des tirailleurs indigènes et un bataillon de 825 hommes de la Légion Etrangère. Faurax s’est porté volontaire pour cette expédition ; il débarque à Cotonou en aout 1892 et prend le commandement du bataillon de légionnaires. Le corps expéditionnaire se dirige en direction d’Abomey, capitale de Behanzin. Début septembre le Commandant Faurax et ses légionnaires établissent un point d’appui à Dogba ; le 19 novembre, en quitttant Dogba pour progresser plus loin, le groupe du commandant Faurax est attaqué par environ 4000 guerriers de Behanzin. Le combat est très rude, les guerriers de Behanzin sont repoussés avec de lourdes pertes ; mais la colonne a aussi subi des pertes, dont Faurax atteint par une balle au côté. Evacué par une cannonière sur le fleuve Ouémé, il meurt dans la nuit des suites de sa blessure. Le 17 novembre Abomey est prise ; Behanzin est en fuite, il se rendra 5 mois plus tard.
Un an après sa famille fait rapatrier son corps : le 12 décembre 1893 des obsèques sont célébrés en l’église de la Rédemption ; les honneurs militaires sont rendus par le 98° RI . Le même jour dans le 6ème arrondissement, la rue du Nord entre l’avenue de Grande-Bretagne et le boulevard des Belges est baptisée de son nom. En 1998, l’amicale des Anciens de la Légion Etrangère de Lyon a inauguré une plaque sur sa maison natale.
Souvenirs du Commandant Faurax
Une vitrine du Musée est consacrée au commandant Faurax: deux vestes d’uniforme et son casque y sont exposés.
Article de 2010 – Dernière modification 07/2016 — Sources : Lyon Rive Gauche n°79 (12/1981) / Gazette du Musée n° 80 (12/2008).
Le XIII° CORPS D’ARMÉE de CLERMONT-FERRAND de 1900 à 1914
En 1872 la France est partagée en 18 régions militaires correspondant chacune à un corps d’Armée (CA). Clermont-Ferrand devient le quartier général du XIII° Corps d’Armée, dont le territoire couvre les départements d’Auvergne (Allier, Puy-de-Dôme, Cantal et Haute-Loire) plus la Loire et l’ouest du département du Rhône.
La XIII° Région de Clermont-Ferrand
De 1900 à 1914 les généraux commandant le XIII° CA sont les généraux Tournier 1900-03, Girardel 1903-06, Galliéni mars 1906 pour 3 mois en attendant sa mutation à Lyon en juin, Bazaine-Hayter 1906-07, Percin 1907-09, Goiran 1909-10, Pelletier 1910-12, D’Amade 1912 qui s’est illustré au Maroc, Ruffey 1912-13, Alix 1913-15. L’organisation est identique à celle des autres corps d’armée. Certains régiments, qui ne peuvent être logés entièrement dans leur garnison principale, délocalisent une partie de leur effectif à Lyon.
Entrée du général Girardel en 1903à Clermont-Ferrand
INFANTERIE L’infanterie du CA est répartie en 2 divisions, soit 4 brigades et 8 régiments d’infanterie (RI). 25° Division (St-Étienne) – 49° Brigade (St-Étienne) : 16° RI (Montbrison et St-Étienne) et 38° RI (St-Étienne et Clermont) – 50°Brigade (Aurillac) : 86° RI (le Puy) et 139° RI (Aurillac).
Le général Percin avec le président du conseil Clémenceau1907
26° Division (Clermont-Ferrand) Situation en 1900 –51° Brigade (à Lyon) : 98° RI (Roanne et Lyon) et 121° RI (Montluçon et Sathonay). Ces 2 régiments ont leur partie principale à Lyon. –52° brigade (Clermont-Ferrand) : 92° RI (Clermont-Ferrand) et 105° RI (Riom et Clermont). En 1901/02 la 51° Brigade est déplacée à Riom. Le 121° passe dans la 52° Brigade et quitte Lyon pour Clermont ; en échange le 105° rejoint la 52° Brigade.
Insigne actuel du 92° RI
Situation en 1910 –51° Brigade (Riom) : 98° RI (Roanne et Lyon) et 105°RI (Riom) –52° brigade (Clermont-Ferrand) : 92° RI (Clermont-Ferrand) et 121° RI (Montluçon et Clermont). Après 1901/02 seul le 98° RI garde sa partie principale à Lyon au fort Lamotte.
En 2018 le 92° RI est le seul rescapé toujours présent à Clermont-Ferrand…
GÉNIE 13° bataillon du 7° Génie (délocalisé à Avignon) ; Chefferies du Génie à Clermont et St-Étienne.
Caserne du 7° Génie à Avignon
TRAIN 13° Escadron du Train des Équipages (Moulins).
GENDARMERIE 13° Légion (Clermont)
SERVICE de SANTÉ 13° Section d’Infirmiers Militaires (SIM) (Vichy) ; Hôpitaux Thermaux de Vichy et de Bourbon-l’Archambault ouverts en été ; Hôpitaux mixtes civilo-militaires dans toutes les villes de garnison.
ADMINISTRATION et JUSTICE 13° Section de Commis et Ouvriers Militaires d’Administration (Clermont) ; Conseil de Guerre et Prison Militaire (Clermont).
Article de 2018
Source : Roger de Beauvoir – Armée Française Album-Annuaires 1900-1909 – Plon-Nourrit Editeurs / Jean Anglade – Clermont-Ferrand autrefois – Horvath 1993
L’INDUSTRIE AÉRONAUTIQUE À LYON PENDANT LA GRANDE GUERRE
NAISSANCE et DÉVELOPPEMENT Dès les premiers mois du conflit, menacés par l’avancée allemande, de nombreux constructeurs aéronautiques se délocalisent en région lyonnaise, où existe un tissu industriel favorable, en particulier dans la construction automobile et le travail du bois. Quinze usines produisant des éléments d’avion, huit des moteurs et plusieurs fabricants d’accessoires sont ainsi implantées principalement sur la rive gauche dans les 3ème et actuel 8ème arrondissements et à Villeurbanne.
Plan 1914 de l’est lyonnais
CONSTRUCTEURS D’AVIONS [numéros bleus sur le plan] 1 – Société Lyonnaise d’Aviation : Villeurbanne, 34 crs Emile-Zola – Lyon, 109 crs Gambetta, 68 r. de Montplaisir, 11 chemin St-Fulbert. 10000 m² 600 ouvriers — sous-traitance pour Bréguet, Caudron, Letord, Michelin, Nieuport, Sopwith, Spad et Voisin.
Transfert d’un avion vers Bron
2 – Usines Letord : Villeurbanne 156 rte de Crémieu, 89 rte de Vaulx-en-Velin, Lyon chemin St-Isidore. Un bimoteur par jour au ateliers rte de Crémieu. 3 – Desfontaines-Schmitt Lyon, 130 rue Mazenod et 14 rue de Cronstadt. Sous-traitance dans la fabrication de plusieurs types d’avions. 4 – Atlas Aviation Lyon, 117 av. Félix Faure. Transformation de la Compagnie lyonnaise de l’industrie du bois pour la production en série des appareils Spad. 5 – Usines Gabriel Voisin Lyon, 29 rue Danton, dans les locaux de la société Buire-Automobile — montage des appareils Voisin en sous-traitance. À partir de 1915 production d’une bombe torpille de 300 kg. 6 – Usines Borel Lyon 11 chemin de Grange-Rouge (rue Maryse Bastié) — construction des avions Morane, Voisin et d’hydravions. Usine la plus élaborée 30000 m² dont 12000 couverts. 7 – Usines Caudron délocalisées Lyon, 32 chemin des Alouettes, dans les bâtiments de la firme automobile Baron-Vialle — construction des Caudron G3 et G4.
Mécanicien et avion Caudron
8 – Etablissements Robert Esnault-Pelterie Lyon, 47 rue Croix-Morlon (rue Bataille) – L’une des plus grandes usines françaises de fabrication d’avions et d’hélices en bois. 1000 ouvriers, plus de 60 bombardiers Caproni fabriqués sous licence. 9 – Usines Farman Lyon, 39 rte d’Heyrieux. Construction sous licence, d’abord des avions Voisin, puis des avions Farman 40,41 et 50.
Moteur le Rhône 9C
FABRICANTS de MOTEURS et ACCESSOIRES [ numéros rouges sur le plan] 1 – Etablissements Moret Lyon Vaise, 30 rue de St-Cyr. pendant la durée de la guerre production de 70 à 80 tonnes de tubes métalliques par mois à l’industrie aéronautique. 2 – Moteurs Gnome et Rhône Villeurbanne, 188 crs Emile Zola, Lyon place du Bachut dans les locaux de la firme automobile Cottin-Desgouttes à partir de mai 1915 Fabrication des moteurs 80 HP 7 cylindres et 160 HP 14 cylindres. 3 – Ateliers Burlat frères Villeurbanne, 11 rue Poizat. Production du moteur rotatif de la firme, puis des moteurs Salmson sous licence. 4 – Moteurs Salmson Villeurbanne, 11 rue Poizat. production de 75 moteurs Canton-Unné par mois. 5 – Entreprise Grémont Lyon, 177 av. Félix Faure. Fabrication en sous-traitance des moteurs Caudron dans les locaux de la manufacture d’ameublement.
Moteurs Lorraine-Dietrich
– 6 – Moteurs Lorraine-Dietrich Lyon, 274 rue de Montplaisir et Lyon la Buire. production en série du moteur Lorraine-Dietrich, avec la participation des Ets Vermorel (Villefranche sur Saône). 7 – Entreprise Guérin Lyon, 37-39 chemin de Montchat (rue Prof. Florence). production de moteurs dès 1915. 8 – Etablissements Dubut, Goutte, Bissardon et Dulac Lyon, 53 rue de Grange-Rouge. Fabrication de nombreuses pièces spécifiques à l’aviation.
mécanos Salmson
FABRICANTS D’ACCESSOIRES Production en série dans 10 entreprises : hélices, toile, télécommunications (lampes Grammont), pompes à essence, boussoles, plaques photographiques… L’entreprise Zénith, chemin Feuillat fabriquera 125000 carburateurs.
Une PRODUCTION COLOSSALE… Pendant les 4 années de guerre 56146 avions et 92000 moteurs ont été produits en France, dont la moitié dans les usines lyonnaises. La proximité du terrain d’aviation de Bron, rapidement développé depuis 1910, a permis le montage des appareils, les mises au point et les essais en vol, avant le départ des avions vers le front.
Article de 2015 – Dernière modification 11/2018 Sources : panneau du Musée, travail de la SLHADA / Roland Racine – Lyon 1914-1918 – Sutton 2015
Ses racines familiales se situent à Rillieux-la-Pape au nord de Lyon, mais il est né à Buenos Aires. Il a 2 ans, quand ses parents en reviennent en 1900. Brosset s’engage en 1916 et sert au 27° BCA : il termine la Grande Guerre sergent titulaire de 3 citations.
Il entre ensuite à l’école d’officiers de Saint-Maixent. À sa sortie en 1921, le sous-lieutenant Brosset choisit l’Infanterie Coloniale et le 5° RIC de Lyon, où il restera peu de temps, faisant un stage d’éducation physique à l’école de Joinville.
Brosset méhariste
Le SAHARA Officier méhariste au Soudan (1922-1924, dans le sud-algérien (1924-1925) puis deux séjours en Mauritanie (1925-1927 et 1929-1930) il y mérite 2 citations. Grand travailleur, grand sportif, il a aussi une grande activité intellectuelle : il lit beaucoup, étudie les langues locales et écrit des romans. Il épouse la fille du Général Mangin. Parlant l’arabe et bon connaisseur des affaires sahariennes, il est nommé à la section « Etudes pour l’Afrique et l’Orient » au ministère de la guerre, puis muté dans le sud marocain (1933-1937). Le capitaine Brosset est cité pour son action en février 1934 dans l’Anti-Atlas et pour avoir assuré depuis Tindouf la jonction avec la Mauritanie. Il peut faire publier son récit saharien « Sahara /Un homme sans l’occident« . Brosset suit ensuite l’enseignement de l’Ecole de Guerre (1937-1939).
La FRANCE LIBRE À la déclaration de guerre, il passe à l’Etat-major à Paris pendant trois mois, qui lui donnent envie de fuir. Il est muté en Moselle à l’Etat-major du Corps d’Armée Colonial et est promu commandant fin décembre 1939. Il est volontaire pour une mission en Colombie : il y est envoyé en mission d’enseignement militaire comme lieutenant-colonel à titre temporaire en avril 1940. Par courrier, il se rallie au Général De Gaulle dès le 23 juin 1940 et peut se présenter à Londres en janvier 1941. Il est envoyé en Erythrée. Brosset est ensuite en mission à Djibouti, à Aden, au Kenya (mars-mai 1941) et enfin en Syrie (juin 1941-décembre 1942). Nommé colonel à titre temporaire, il prend à la fin de 1941 le commandement de l’est-syrien à Deir-ez-Zor pendant un an. Mis à la tête de la 2ème brigade de la 1ère DFL, il se distingue à Takrouna près de Tunis (mai 1943).
La CAMPAGNE D’ITALIE En août 1943 Brosset, promu général de brigade à titre temporaire, prend le commandement de la 1ère DFL, qui est intégrée dans le Corps Expéditionnaire Français du Général Juin en Italie en avril 1944. L’engagement de la 1ère DFL est décisif dans la bataille du Garigliano : elle participe à la rupture des lignes « Gustav », puis « Hitler » (mai 1944). Puis débordant Rome par l’est, elle fonce sur Sienne et casse le verrou de Monte Fiascone et est à Radicofani quand elle est relevée (juin 1944).
Décoré par le Général De Gaulle en Italie
La CAMPAGNE de FRANCE Reformée la 1ère DFL débarque en Provence le 16 août 44 ; elle fait partie de la 1ère Armée française du général de Lattre. Du 20 au 28 c’est la bataille pour Toulon, puis le franchissement du Rhône pour la conquête du Languedoc. Remontant par la rive droite du Rhône, les éléments avancés de la division (1er RFM Fusiliers marins) entrent le 3 septembre au matin par le nord et l’ouest à Lyon évacuée par les allemands. C’est la Libération de Lyon. Brosset y arrive au volant de sa jeep : Il est pendant 3 jours commandant d’armes de la place de Lyon libérée et contribue à rétablir l’ordre. Il participe à la prise d’armes du 5 septembre place Bellecour présidée par le général de Lattre ; il est promu général de division.
Brosset place Bellecour le 5/09/1944
Après des combats à Autun, la 1ère DFL fait sa jonction avec la 2ème DB à Châtillon sur Seine (12 septembre). De durs combats sont livrés ensuite de Ronchamp à Champagney (25/09-5/10 bataille des Vosges). L’offensive reprend en novembre sur Giromagny et Champagney, mais le général Brosset trouve la mort accidentellement le 20 novembre au volant de sa jeep près de Champagney. Il est inhumé à la nécropole de Rougement (25).
Timbre en l’honneur du général Brosset
Son chef le général de Lattre écrira : « La mort qu’il narguait chaque jour depuis des années saisit par traîtrise ce magnifique soldat dans une heure de victoire – de cette victoire dont il n’avait jamais douté – et qu’il avait hâtée de toute la force de son caractère intrépide. »
Son nom a été donné à 2 squares : l’un à Caluire en bas de la montée des Soldats, l’autre à Lyon en face de la gare des Brotteaux.
C’est sur cette place que le 3 septembre 2014 a été inaugurée une stèle en son honneur pour le 70ème anniversaire de la Libération de Lyon.
Sa famille a confié au Musée Militaire de Lyon des souvenirs de ce grand soldat, en particulier sa grande tenue de colonel, ses décorations… Une vitrine lui est consacrée.
Article de 2010 –Dernière modification 12/2014
Sources : Geneviève Salkin – Général Diégo Brosset, de Buenos-Ayres à Champagney via l’Afrique et la France Libre – Economica 1999 / général de Lattre – Histoire de la première Armée Française – Plon 1949
Le 7ème BATAILLON de CHASSEURS ALPINS, « BATAILLON de FER et D’ACIER »
Le 7° BCP 1840-1888 En septembre 1840 les 10 premiers bataillons de Chasseurs à Pied (BCP) sont créés, dont le 7° à Saint-Omer. Contrairement à d’autres bataillons de Chasseurs qui partent en Algérie et vont s’y illustrer (combat de Sidi-Brahim), le 7° va rester en France pendant ses 10 premières années, en garnison à Strasbourg, Besançon, Metz puis Paris et Douai. L’aventure extérieure ne commence qu’en 1851 par un séjour de 2 ans à Rome, puis en 1853 le bataillon rejoint l’Algérie. Il fait campagne en Kabylie en étant basé à Philippeville ou Bougie. En 1855 il est embarqué pour la guerre de Crimée où il participe au siège de Sébastopol.
Un Chasseur à pied
De retour en France en 1856, il passe successivement en garnison à Vincennes, Strasbourg et Besançon. En 1862 c’est un nouvel embarquement pour la guerre du Mexique et 5 ans de dure campagne à parcourir le pays en tous sens. Revenu en France il séjourne à Toulouse puis Paris. La Guerre de 1870 le voit participer aux batailles devant Metz, être pris au piège du siège de cette ville et capturé. Le 7° BCP est reformé en 1871 à Marseille et part pour Ajaccio. En 1874 il est affecté à Digne pour un an avant de retourner à Marseille pour un long séjour (1875-1888) seulement interrompu par quelques mois en Tunisie en 1881. Mais au retour de Tunisie, une nouvelle orientation va lui être donnée : partant à pied de Marseille, le bataillon va passer tous les étés en montagne pour se former à ce nouveau terrain. La création des Troupes de Montagne est décidée en 1888 et 12 BCP deviennent « alpins » en 1889, dont notre 7° rebaptisé Bataillon Alpin de Chasseurs à Pied (BACP).
Une compagnie à Antibes 1904
Le 7° BACP 1889- 1914 En 1888 le bataillon se rapproche des montagnes : il quitte Marseille pour Nice où il va rester 12 ans. Puis en 1900 il rejoint Antibes pour 12 autres années. Tous les étés le bataillon s’entraîne en montagne (secteur de la Vésubie, de la Tinée). Un détachement passe la mauvaise saison dans le poste d’hiver de Roquebillère, où commence la pratique du ski. En août 1912, le 7° s’embarque pour Casablanca pour une campagne de pacification au Maroc. En octobre 1913 il est dans la région de Fès, quand il est rappelé en France au grand regret du général Lyautey. Sa nouvelle garnison est Draguignan. Fin juillet 1914 le bataillon est en manœuvre, quand il doit rentrer à Draguignan pour la mobilisation générale.
Le mulet auxiliaire indispensable
La GRANDE GUERRE 1914-1918 Le bataillon arrivé dans les Vosges est affecté au 14°CA de Lyon. Pendant ces 4 années de guerre le 7° va être sur tous les fronts. Cela commence par les Vosges (août-sept.1914) puis la Somme et la Flandre (sept.-déc.1914). En janvier 1915 retour dans les Vosges jusqu’en juin 1916 : le bataillon participe aux féroces combats de l’Hartmannswillerkopf, de l’Hilsenfirst et du Linge, où nos chasseurs méritent le surnom de « Diables Bleus ». Viennent ensuite pour le 7 la Somme et le Chemin des Dames jusqu’en sept.1917. Le bataillon est ensuite envoyé en renfort sur le front italien (nov.1917-avril 1918). De retour sur le front français en Flandre, beaucoup de chasseurs sont intoxiqués à l’ypérite C’est ensuite la Champagne (juil.-août 1918), puis l’offensive en Picardie, quand survient l’armistice qui met fin à la guerre. le bataillon a perdu près de 1000 tués et 4000 blessés.
Les Officiers du 7 en 1916
Le 7° BCA D’UNE GUERRE À L’AUTRE En 1919 pendant un an le bataillon est en occupation sur la rive gauche du Rhin. En 1920-22 il assure la paix en Haute-Silésie (garnisons à Oppeln et Ujest) et revient en France à la fin de 1922. Il est inclus dans la 27° Division qui regroupe les troupes alpines. Sa nouvelle garnison est Albertville en Savoie, où il va demeurer jusqu’en 1939. Ce long séjour est interrompu en 1923 par 6 mois dans la Ruhr et en 1925 par 4 mois en Tunisie. À Albertville le bataillon peut se consacrer à sa vocation alpine dans le secteur de la Tarentaise et du Beaufortain, avec le poste d’hiver de la Redoute ruinée au col du Petit-St-Bernard. En 1930 est créée une Section d’Éclaireurs Skieurs (SES) qui rassemble les meilleurs montagnards, stationnée dans le secteur de Bourg-St-Maurice.
La SECONDE GUERRE MONDIALE 1939-1945
Le Cdt Soutiras
Le 7° BCA mobilisé en Tarentaise est en octobre 1939 envoyé en Alsace ; seule la SES reste en montagne rattachée au 80° Bataillon Alpin de Forteresse (BAF). En mai 1940 le bataillon est envoyé dans l’Aisne ; il résiste à la poussée allemande sur le canal de l’Ailette et le 6 juin à Pinon le bataillon est décimé (60% de pertes). Son chef le commandant Soutiras est tué pendant le repli. Pendant ce temps, la SES bloque les tentatives d’attaque italiennes. Le 7° BCA est dissous à Albertville en septembre 1940.
Beaucoup d’anciens du 7° entrent en Résistance dans le secteur du Beaufortain. Le capitaine Bulle les organise et devient leur chef ; il vont former le bataillon Bulle, qui concourt activement à la libération de la Savoie, malgré la mort de son chef assassiné (août 1944). Le bataillon Bulle et le 2° bataillon des Glières fusionnent pour recréer le 7° BCA (1/01/1945) En avril le 7 participe à la Campagne des Alpes, se bat en Haute-Tarentaise et vient occuper temporairement le Val d’Aoste.
Les ANNÉES 1945-1962 En sept. 1945 le 7° BCA rejoint le Tyrol dans les forces d’occupation en Autriche. Par une incohérence administrative le 7 est dissous en avril 1946 pour être reconstitué 2 ans plus tard… Toujours au Tyrol, implanté à Sankt-Johann, Kufstein et Kitzbühl, dans un environnement de rêve pour les alpins… Les forces françaises quittent l’Autriche en novembre 1953. Le bataillon retrouve la Tarentaise à Bourg-St-Maurice au quartier Bulle avec une compagnie à Vulmix.
Occupation au Tyrol
En septembre 1955 c’est la guerre d’Algérie. Le 7° BCA est envoyé en Kabylie dans le secteur des Ouadhias puis à Tassaft. Il assure la lutte contre les rebelles et la mission de pacification, au prix de 62 tués, dont le sous-lieutenant François d’Orléans. En fin de l’année 1962 le bataillon quitte l’Algérie.
Insigne du 7° BCA
Les ANNÉES 1963-2011 Le 7 retrouve Bourg-St-Maurice et son environnement alpin. Dans les décennies qui suivent, l’accent est mis sur l’entraînement en montagne, tandis que l’équipement et l’armement sont améliorés. Le bataillon est progressivement motorisé. En 1976 la 27° Division Alpine est recréée et en 1983 elle fait partie de la Force d’Action Rapide (FAR). Une nouvelle période se profile, celle des Opérations Extérieures (OPEX) : Sud-Liban, Somalie, Bosnie, Tchad, Kosovo, Liban, Côte-d’Ivoire 2005, Afghanistan…
Entrée du quartier Bulle à Bourg-St-Maurice
2012 Une NOUVELLE GARNISON En 2012 une nouvelle organisation militaire crée les Bases de Défense. Dans l’esprit de cette réforme, la petite garnison de Bourg-St-Maurice trop isolée est condamnée. Mais heureusement le 7°BCA n’est pas dissous, il quitte le quartier Bulle pour venir à Varces, au sud de Grenoble, quartier de Reyniès, se regrouper avec l’état-major de la brigade alpine et le 93° RAM (Base de Défense Grenoble-Annecy-Chambéry). Le 7° BCA gère le camp militaire de Chambaran en Isère. Le bataillon est de plus en plus motorisé. Il participe aux opérations Sangaris en Centrafrique (2015), Barkhane au Mali (2017-2021).
En mars 2022 une compagnie part en Estonie, dans le contexte de la guerre d’Ukraine.
Article de 2013 – Dernière modification 02/2023 Source : Lt de Carné, slt Jacob – Historique du 7°BCA – EIAT 4 1994
Après le Siège de Lyon en 1793 et l’occupation par les Autrichiens (1814 et 1815) s’impose la nécessité de fortifier la ville de Lyon. Le roi Louis-Philippe lance les travaux. A Lyon c’est le général Rohault de Fleury qui les conçoit et les réalise à partir de 1830. Sur la rive droite de la Saône, il rétablit l’enceinte fortifiée, protégée par 5 forts détachés et 2 « lunettes ». Le fort Saint-Irénée est construit sur un point haut au sud du bourg du même nom de 1834 à 1842. Les murs sont en pierre jaune de Couzon et les parements en pierre blanche de Villebois. Les constructions préservent 5 arches de l’aqueduc romain du Gier, dont le réservoir de chasse destiné à faire franchir par l’eau la dépression de Trion.
Aqueduc Romain et Grand Casernenement
Le FORT DE DÉFENSE : L’ensemble construit comprend deux parties : le fort et un casernement fortifié. Le fort de 180 m sur 150 est de forme pentagonale, entouré de fossés avec deux bastionnets d’angle, un cavalier central et un cavalier ouest : il est fermé par une caserne de gorge de 250 hommes qui en commande l’entrée. Le casernement fortifié contigu, au nord-est du fort et protégé par lui, était prévu pour abriter le commandement du secteur ouest de la place de Lyon : il regroupe un pavillon d’entrée, relié par un angle fortifié à une grande caserne d’infanterie de 700 hommes et les installations annexes pour la vie des soldats.
Plan du fort St-Irénée
Le pavillon d’entrée abrite un poste de garde et au premier étage des chambres d’officiers et par la suite l’infirmerie. Dès les années 1860, les forts de ce type trop proches de la ville perdent de leur importance défensive et certains sont démantelés. Le fort St-Irénée est conservé et on y aménagera vers 1880 une poudrière de capacité plus importante (42 tonnes). Mais sa fonction principale va se limiter au rôle de caserne d’infanterie. 600 hommes y sont logés en 1887.
Pavillon d’entrée, angle fortifié et grande caserne
La CASERNE : le 158ème RÉGIMENT d’INFANTERIE Le 158ème RI fait partie des 18 régiments d’infanterie dits « régiments régionaux » créés en 1888. Il fait partie avec le 157ème RI de la Brigade Régionale de Lyon, régiments à vocation alpine, qui détachent un ou deux bataillons dans les Alpes, alors que leur partie principale stationne à Lyon. Le 158ème RI tient garnison au fort St-Irénée principalement, au fort de Loyasse et une compagnie est au fort de Vaise. En 1910 la 16° compagnie est au fort de Ste -Foy. Il envoie ses détachements en Tarentaise et Maurienne (Modane). L’équipement des hommes est « alpinisé » avec en particulier le béret alpin.
Un bataillon du 158° revenant des Alpes
Cette situation dure jusqu’en 1913, année où le 158° RI est déplacé dans les Vosges, avec Bruyères comme garnison principale, mais un détachement reste à Lyon (au fort Lamotte en 1916). Le régiment se conduira valeureusement pendant la Grande Guerre et y gagnera le surnom de « Régiment de Lorette ». Il sera ensuite en garnison à Strasbourg entre les deux guerres et sera dissous en 1945. Une place du 5° arrondissement à l’entrée du cimetière de Loyasse commémore ce régiment.
Au fort St-Irénée en 1913, le 158 est remplacé par le 6ème Régiment d’infanterie Coloniale, venant de Brest : il y restera à peine un an avant de partir pour les combats de la Grande Guerre.
L’INSTITUT FRANCO-CHINOIS 1921-1939 Après la Grande Guerre l’armée cède le fort St-Irénée à l’Université. Elle y installe un Institut franco-chinois destiné à accueillir et loger de jeunes chinois étudiants à Lyon : en 25 ans 473 chinois seront formés à Lyon. L’inscription conservée sur la porte du pavillon d’entrée et quelque peu effacée a été rénovée en 2014 pour la visite du président chinois. La bibliothèque de cet institut préservée forme le fonds chinois de la bibliothèque municipale.
Porte du pavillon d’entrée
La RÉSIDENCE UNIVERSITAIRE : Après la Libération l’Université récupère les locaux du fort et les utilise pour loger des étudiants. En 1955 le Recteur André Allix (1886-1966) décide la construction d’une grande résidence universitaire sur l’emplacement du fort St-Irénée. Une dizaine de bâtiments sont construits bouleversant le site du fort ; les fossés sont comblés et la caserne de gorge du fort est remplacée par un restaurant universitaire encastré entre les murs fortifiés. La grande caserne et le pavillon d’entrée sont préservés. L’ensemble forme la Résidence Universitaire André Allix.
La grande caserne côté nord
Article de 2013 Source : B. Bourrust, S. Wyss – Le site du Fort St-Irénée de Lyon à travers les âges – Assoc. culturelle St-Irénée St-Just n°8 – 2004 / Dallemagne & coll. – les Défenses de Lyon – ELAH 2006
Le département de l’Allier (03) correspond à l’ancienne province du Bourbonnais.
AVANT les DUCS, les SIRES de BOURBON Une seigneurie de Bourbon apparait au X° siècle, centrée sur le château du même nom (aujourd’hui Bourbon-l’Archambault) et sur la protection du monastère clunisien de Souvigny.
Château de Bourbon l’Archambault
Les seigneurs successifs, presque tous du nom d’Archambaud, arrondissent peu à peu leurs possessions par transactions, mariages, héritages et quelquefois par la force. À la mort d’Archambaud VII en 1171, sa petite-fille Mahaut, mariée à Guy de Dampierre hérite de la seigneurie.
Bourbon-Dampierre
Ils sont en général en bons termes avec les rois de France, pour lesquels ils combattent. Archambaud VIII est tué à la bataille de Taillebourg en 1242 et Archambaud IX meurt à Chypre lors de la croisade avec Saint-Louis en 1249. Ses deux filles Mahaut (+1262), puis Agnès (+1283) lui succèdent comme Dames de Bourbon. Puis Béatrix (+1310) fille unique d’Agnès devient dame de Bourbon ; elle a épousé en 1272 le sixième fils du roi Saint-Louis, Robert, comte de Clermont (en Beauvaisis)(+1317). Ce mariage avec un fils de France fait entrer une principauté locale dans l’histoire générale du royaume. Leur descendance a un très grand avenir…
blason de Bourbon ancien
LES DÉBUTS du DUCHÉ, LOUIS Ier et PIERRE Ier Louis, fils de Robert de Clermont et Béatrix, devient sire de Bourbon à la mort de sa mère. C’est un prince du sang qui soutient Philippe le Bel dans ses campagnes en Flandre ; le roi lui octroie la charge de « Grand Chambrier de France ». À la mort de Louis X, il favorise l’accession au trône de Philippe V ; c’est un des premiers princes du royaume et le roi Charles IV le Bel en 1327 élève la baronnie de Bourbon en duché.
Louis Ier vitrail de la Chapelle de Champigny (41)
Louis Ier (+1342) échange le comté de Clermont contre celui de la Marche.
À sa mort Pierre Ier devient duc de Bourbon ; il est tué à la bataille de Poitiers contre les anglais en 1356. Sa fille Jeanne sera l’épouse du roi Charles V. Son frère cadet Jacques a hérité du comté de la Marche ; il trouvera la mort en 1362 à la bataille de Brignais. Il est l’ancêtre des Bourbon-Vendôme, qui aboutiront au roi Henri IV et à sa descendance jusqu’à nos jours.
LOUIS II le « BON DUC » (1356-1410) Fils de Pierre Ier, Louis II est pendant plusieurs années retenu en otage en Angleterre en échange de la libération du roi Jean le Bon ((1361-1367). À son retour, il extermine les routiers qui ravageaient le Bourbonnais. C’est un brillant homme de guerre, qui combat longuement au coté de Du Guesclin en Auvergne, en Limousin et en Poitou ; en 1374 il reprend Tulle et Brive aux anglais. Souvent absent il est bien secondé ; c’est un administrateur, qui crée en 1374 à Moulins la Chambre des Comptes du Bourbonnais.
La seigneurie de Bourbon au XIV° siècle
C’est aussi un grand politique qui va pouvoir agrandir ses possessions. Il devient comte de Forez, par son épouse Anne Dauphined’Auvergne héritière après sa mère du Forez après la mort du dernier comte (1372 – suites de la bataille de Brignais). Puis il acquiert Vichy et achète la Combraille. Il participe au « gouvernement des oncles » pendant la minorité du roi Charles VI son neveu, puis ensuite pendant ses périodes d’incapacité. En 1400 les fiefs du sire de Beaujeu Edouard II sans héritier et emprisonné pour ses crimes sont confisquées à son profit. Louis II devient ainsi sire de Beaujeu. Il y gagne ainsi les terres de la rive droite de la Saône, qu’il s’empresse d’agrandir en achetant des fiefs au sire de Villars, constituant ainsi le territoire de la future principauté de Dombes.
En même temps en 1400 il marie son fils Jean à Marie de Berry fille unique du duc de Berry et héritière de l’Auvergne. Louis II se retire les dernières années dans son duché.
Gisants de Louis II et d’Anne Dauphine à l’abbaye de Souvigny
Blason de Bourbon moderne
JEAN Ier et CHARLES Ier Jean Ier sera malchanceux. Il s’allie aux ducs d’Orléans et de Bretagne pour contrer le duc de Bourgogne : les bourguignons ravagent les faubourgs de Moulins en 1412. En 1415, le duc est à la bataille d’Azincourt ; il y est fait prisonnier et emmené en Angleterre. La duchesse et les sacrifices financiers de ses sujets ne parviendront pas à le faire libérer : il mourra en Angleterre après 19 ans de captivité… La duchesse et son héritier Charles sont contraints de se soumettre au duc de Bourgogne, lequel décide le roi à accorder effectivement le rattachement de l’Auvergne à l’état bourbonnais. L’assassinat du duc de Bourgogne Jean sans Peur en 1419 change la donne ; Charles de Bourbon va pouvoir mener un politique d’équilibre entre France et Bourgogne.
Fiefs du duc de Bourbon vers 1420
Devenu le duc Charles Ier en 1434, il se réconcilie avec le duc de Bourgogne dont il a épousé la sœur. Son frère cadet Louis est doté du petit comté de Montpensier (en Auvergne). En 1439 le duc entre dans un complot avec le dauphin (futur Louis XI) contre l’autorité du roi Charles VII, c’est la « Praguerie » : en 1440 l’armée royale occupe facilement le Bourbonnais. Le dauphin et le duc doivent se soumettre. Charles Ier ne quitte plus ses états et meurt en 1456.
Le Duc Jean II
JEAN II et CHARLES II Son fils aîné Jean se distingue dans les dernières batailles de la guerre de Cent ans (Formigny, Castillon) ; il épouse une fille de Charles VII. Devenu le duc Jean II, il n’est pas plus heureux que son père en s’opposant avec d’autres féodaux au roi Louis XI dans la guerre du Bien Public. Un armistice est signé et le roi se réconcilie avec le duc de Bourbon pour avoir les mains libres face au duc de Bourgogne. En 1475 il est nommé lieutenant-général du Lyonnais. Son frère Charles est cardinal-archevêque de Lyon. Le roi donne en mariage sa fille Anne à Pierre, 2ème frère de Jean II, qui est amené en 1476 à concéder le Beaujolais en apanage à Pierre, connu alors sous le nom de Pierre de Beaujeu. À la mort de Louis XI (1483), Anne de Beaujeu devient régente pour son frère Charles VIII ; elle nomme Jean II connétable. Il est remplacé par Philippe de Savoie comme lieutenant-général à Lyon en 1486 et meurt en 1488.
Cathédrale ST-Jean – Chapelle des Bourbons : CHARLE inscrit dans la balustrade
Malgré ses 3 mariages, Jean II n’a pas d’héritier. Son frère le cardinal devient le duc Charles II ; mais très malade, il doit se désister au profit de Pierre et meurt peu après. Charles de Bourbon, archevêque de Lyon depuis 1445 (à 12 ans !) est plus un homme de cour, conseiller du roi qu’un prélat. À Lyon il abandonne le château Pierre-Scize pour résider près de la cathédrale au palais épiscopal qu’il agrandit. Il achève la cathédrale St-Jean, où il fait élever en style gothique flamboyant la chapelle des Bourbons, où il est enterré (terminée après sa mort).
Le Duc Pierre II
PIERRE II Duc en 1488, c’est le plus grand féodal de France, mari de la régente de France. Il fait recueillir et rédiger les coutumes juridiques du Bourbonnais. Son beau-frère Charles VIII le nomme lieutenant-général du royaume pendant son expédition à Naples (1494-1495). Par un mécénat amorcé sous Jean II, Pierre et Anne accueillent des artistes à la cour de Moulins. Le « Maître de Moulins » peint un triptyque représentant la famille ducale ; des architectes développent les résidences ducales : à Moulins il ne reste que le pavillon d’Anne de Beaujeu pour en témoigner.
SUZANNE et le CONNÉTABLE Quand Pierre II meurt en 1503, son unique héritière est une fille chétive, Suzanne. Anne va la marier en 1505 à son cousin Charles de Bourbon-Montpensier, petit-neveu de Charles Ier, qui devient le duc Charles III par mariage. Ce dernier duc, plus connu sous le nom de Connétable de Bourbon, sera poussé à la trahison et ses terres confisquées par le Roi.
Article de 2017 – Dernière modification 05/2020 source : André Leguai – Histoire du Bourbonnais – PUF 1974
AUGEREAU et L’ARMÉE de LYON : BATAILLE de ST-GEORGES de RENEINS, ARNAS et ST-JULIEN -18 mars 1814
Janvier 1814 – il y a 200 ans – Après la fin désastreuse de la campagne d’Allemagne, la France va être envahie par les armées coalisées contre elle. Napoléon prépare la Campagne de France, qu’il va mener lui-même en Champagne et il espère pouvoir créer une diversion venant du sud et diviser les forces alliées. Le 5 janvier il nomme le maréchal Augereau, duc de Castiglione à la tête de l’armée de Lyon.
Le Maréchal Augereau
Un corps autrichien de 12000 hommes (comte Bubna) est passé par la Suisse, a pris Genève le 30 décembre, occupe la Savoie et l’Ain en dispersant ses troupes et s’approche de Lyon. Augereau y arrive le 14 janvier : il constate que l’armée de Lyon est peu nombreuse et mal équipée (division de réserve de Lyon général Musnier – camps de Limonest et de Miribel). Augereau descend à Valence, dirige sur Lyon des renforts, revient organiser la défense de Lyon et obtient le repli des Autrichiens trop timorés, qui ont manqué l’occasion de prendre la ville, qui était à leur portée.
Février : Augereau attend pour l’Armée de Lyon des renforts venant du sud prélevés sur l’armée de Catalogne du maréchal Suchet : la division d’infanterie Pannetier(brigades Gudin et Estève) forte de 6 régiments et le corps de cavalerie Digeon à 3 régiments (13° cuirassiers, 4° et 12° Hussards). D’autres unités viennent du sud : division de réserve de Nîmes (Gal Ménard) et des unités de Toulon. Les renforts rejoignent du 10 au 23 février. L’Empereur, en particulier par une lettre du 21 février, presse Augereau d’entrer en campagne, car il espère beaucoup de la diversion venant du sud.
L’Armée de Lyon (16000 hommes) passe à l’offensive à partir du 17 février : la division Musnier (brigades Ordonneau et Passelac) par Meximieux sur Bourg-en-Bresse, la division Pannetier sur Mâcon repoussent l’ennemi. Elles convergent ensuite sur Lons-le-Saunier, atteignent Poligny le 3 mars ; d’autres troupes (division de Grenoble) se dirigent vers Genève.
Mais le commandant en chef autrichien (Schwarzenberg) a pris conscience du danger : il détache un corps d’armée de 50000 hommes au ordres du prince de Hesse-Homburg vers le sud par la vallée de la Saône sur le flanc de l’armée de Lyon. Le 5 mars Augereau doit ordonner le repli et le redéploiement dans la vallée de la Saône. Le 11 mars la division Musnier en pointe au nord de Belleville se heurte aux Autrichiens supérieurs en nombre au sud de Mâcon : elle doit reculer sur Belleville. Augereau dispose alors toutes ses troupes pour tenter d’arrêter l’ennemi : la brigade Gudin à Belleville, la brigade Estève à St-Georges de Reneins, la brigade Ordonneau à Arnas avec le 12° hussards face à la route de Beaujeu, la brigade Passelac en avant de Villefranche.
Bataille de St-Georges (R.Zins)
Le 17 mars les autrichiens avancent vers le sud et enlèvent les avant-postes français à St-Jean-d’Ardières. Au soir les autrichiens sont à Odenas, Charentay et Belleville. la brigade Estève est devant St-Georges, la brigade Gudin au nord d’ Arnas avec à sa gauche la brigade Ordonneau sur la route de Beaujeu et la brigade Passelac à Arnas. Augereau a renforcé son aile gauche, car il s’attend à être attaqué de ce coté.
Général Pannetier
Le 18 mars c’est l’assaut général autrichien sur les maigres troupes d’Augereau. À St-Georges risquant d’être encerclée la brigade Estève doit reculer, mais le 4° hussards charge et regagne le terrain perdu : une âpre lutte à la baïonnette s’engage pour le contrôle du village, les autrichiens plus nombreux l’emportent et la brigade doit abandonner St-Georges. Sur la route de Beaujeu sur la ligne Laye, Marsangue, Longsard, la brigade Ordonneau attaquée de front résiste efficacement, mais risque d’être tournée sur sa gauche par une colonne débouchant de St-Julien. La perte de St-Georges détermine Augereau à sonner la retraite : la division Pannetier est bousculée au sud de St-Georges, mais Ordonneau résiste en se retirant en bon ordre ; la cavalerie effectue des charges pour protéger la retraite. Le soir les autrichiens sont à Ouilly au nord de Villefranche. L’armée d’Augereau se retire par Limas et les Chères en direction de Limonest.
Chasseur à cheval lyonnais 1814
Dans cette bataille à un contre trois, les français ont été héroïques. Les cavaliers ont effectué des charges efficaces ; les généraux Digeon et Ordonneau se sont distingués, infligeant de sérieuses pertes à l’ennemi (1400 hommes). Mais Augereau a été obligé de reculer devant le nombre : il tentera à nouveau de barrer la route aux envahisseurs, ce sera la bataille de Limonest deux jours plus tard.
Article de 2014
Source : Ronald Zins – 1814 La bataille de St-Georges et l’invasion du Beaujolais – Horace Cardon 2013
Boniface de CASTELLANE, MARÉCHAL de FRANCE, Commandant Militaire à Lyon (1788-1862)
Esprit Victor Elisabeth Boniface de Castellane est issu d’une ancienne famille de la noblesse provençale.
Castellane capitaine de hussards
L’EMPIRE En 1804 il commence sa carrière militaire à 16 ans comme soldat d’infanterie ; sergent en 1805, il est affecté à la cavalerie en 1806 sous-lieutenant au 24° dragons en Italie. En 1808 il est en Espagne (bataille de Medina de Rioseco). L’année suivante lieutenant aide de camp, il participe à la campagne d’Autriche et est décoré sur le champ de bataille de Wagram. Il est capitaine en 1810. En 1812 il participe à la campagne de Russie, toujours comme aide de camp ; il est nommé chef d’escadron et a une main gelée pendant la retraite. Pendant les campagnes d’Allemagne (1813) et de France (1814), il est instructeur à l’arrière.
La RESTAURATION et la MONARCHIE DE JUILLET Sous la Restauration, Castellane est colonel du 5° hussards à Provins en 1815, à Soissons, à Chartres, à Pontivy (1818-19) et enfin à Moulins jusqu’en 1822.
Le colonel de Castellane et les officiers du 5° hussards à Moulins en 1821
Il commande ensuite les hussards de la garde et est promu maréchal de camp (général de brigade 1823). En 1824 il part en Espagne commander une brigade de cavalerie à Barcelone, puis pendant 3 ans une brigade stationnée à Cadix (1825-27). En disponibilité en 1828, puis en 1829 inspecteur de la cavalerie, il visite les unités du sud-est de la France. La chute de Charles X ne lui cause pas d’état d’âme et en août/ septembre 1830 au cours d’une nouvelle inspection, il doit réprimer des actes d’insubordination en particulier à Lyon et Vienne. Nommé à la tête d’une brigade de Chasseurs en Haute-Saône, il participe à la reprise en main de la ville de Lyon après la révolte des canuts d’octobre 1831. En 1832 il devient sur sa demande commandant d’une brigade d’infanterie à Valenciennes et participe au siège d’Anvers, à l’issue duquel il est promu lieutenant-général (général de division) .
Fin 1833 Castellane reçoit le commandement de la division de Perpignan. Début 1838 il effectue une courte mission en Algérie à Bône, où il conduit un convoi de ravitaillement à Constantine. Il retrouve ensuite son commandement de la 21° division de Perpignan jusqu’en 1847. Il fait aménager la station thermale d’Amélie-le-Bains et y fait créer un hôpital militaire qui portera son nom. À la chambre des pairs, il critique les constructions en cours des enceintes fortifiées de Paris et Lyon (1841). Fin 1847 il arrive à la 14° division de Rouen.
La 2ème RÉPUBLIQUE En février 1848, il maintient l’ordre et la discipline à Rouen et se rallie au gouvernement provisoire de la République, qui le met en en disponibilité, puis à la retraite par une mesure qu’il estime injuste. Castellane ne cesse de protester contre sa mise à la retraite ; il n’est rappelé qu’en septembre 1849. En février 1850 il prend le commandement des divisions de Bordeaux, Nantes et Rennes.
Commandant Militaire à Lyon
Le COMMANDANT MILITAIRE À LYON Trois mois après, le 24 avril 1850 le président Louis-Napoléon Bonaparte le nomme commandant supérieur des divisions de Lyon et Besançon. Il arrive à Lyon le 8 mai : il rétablit la discipline et y maintient l’ordre en emprisonnant quelques opposants. En juillet 1851 il refuse une mutation à Paris, préférant rester à Lyon loin des intrigues politiques. Sans effusion de sang, il empêche toute manifestation au moment du coup d’état (2 décembre 1851). Castellane est nommé commandant en chef de l’armée de Lyon et de la 8ème division militaire. En 1852 il devient sénateur, la ville de Lyon lui offre une épée d’honneur et la récompense suprême vient au moment du rétablissement de l’Empire, il est promu Maréchal de France.
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Le Maréchal de Castellane
Le MARÉCHAL de FRANCE C’est alors un personnage de premier plan. L’Empereur prend souvent l’avis de Castellane, qui va le voir à Paris plusieurs fois par an. Il forme à Lyon avec le préfet Vaïsse et le Cardinal de Bonald une sorte de triumvirat, qui va se consacrer à la rénovation et à la modernisation de Lyon (percement des rues de la presqu’île). Sur le plan militaire, il impose une discipline stricte et améliore l’entraînement des troupes par des exercices et manœuvres continuels. Sa résidence se situe rue Boissac, près de la place Bellecour, où il multiplie les prises d’armes et les défilés.
Castellane crée le camp de Sathonay sur le plateau au nord de la ville qui est inauguré en juin 1853. Il fait percer et aménager par les soldats du 2° Génie les voies d’accès au camp : la montée des Soldats côté Rhône et la montée Saint-Boniface, aujourd’hui montée Castellane, côté Saône, inaugurées en août 1856. Sur sa demande la grande caserne de la Part-Dieu en construction, prévue pour l’artillerie, est convertie en « quartier pour 3 régiments de cavalerie et 4 batteries d’artillerie ».
Fin mai 1856 une inondation catastrophique du Rhône provoque de gros dégâts sur la rive gauche. Castellane envoie ses hommes participer aux secours. Le 2 juin Napoléon III vient lui-même à Lyon parcourir les quartiers sinistrés et Castellane l’emmène visiter le camp de Sathonay.
Napoléon III visitant les sinistrés de Lyon – Castellane est à droite – tableau de H.Lazerges / château de Compiègne
L’Empereur loge place Bellecour à l’Hôtel de l’Europe, hôtel où viennent loger toutes les personnalités de passage. Parmi les hautes personnalités étrangères que Castellane accueille à Lyon : le roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II, le roi de Bavière Maximilien II, le roi de Wurtemberg Guillaume Ier, le roi des Belges Léopold Ier…
Début 1858, une réorganisation militaire nomme le maréchal comte de Castellane commandant supérieur des divisions du sud-est de la France, divisions qu’il va inspecter, y compris en Corse. En 1859 à son grand regret, Castellane qui a 71 ans n’accompagne pas son armée à la campagne d’Italie et est maintenu à Lyon. Pour mieux accueillir les blessés, il fait convertir la caserne des Colinettes, montée St-Sébastien, en hôpital militaire (Villemanzy). En juin puis août 1860 il accueille l’empereur et l’impératrice logés à l’Hôtel de Ville ; il ne manque pas d’emmener Napoléon III visiter la caserne de la Part-Dieu en voie d’achèvement, ainsi que le Parc de la Tête d’Or et à nouveau le camp de Sathonay. Il accompagne ensuite le couple impérial en Savoie, puis dans le midi et à Nice. La Savoie et Nice venaient d’être annexées à la France. Le Maréchal de Castellane garde son commandement jusqu’à sa mort en septembre 1862 à l’âge de 74 ans ; il est remplacé par le maréchal Canrobert.
Plaque commémorative au camp de Sathonay
Castellane a été pendant 12 ans commandant de l’Armée de Lyon ; il a été un chef efficace et un remarquable organisateur, ennemi du laisser-aller, soucieux du soldat, réputé pour son autoritarisme et son goût des jolies femmes… Ce partisan de l’ordre et de la rigueur était pessimiste pour l’avenir militaire et il a écrit dans son journal : » Ce que je crains, c’est que ces victoires [Crimée et Italie] ne soient regardées par les nombreux amateurs du laisser-aller comme une preuve de l’excellence de leur méthode. Alors dans la première campagne un peu longue, cela sera funeste…« . Ces mots étaient prophétiques, quand on connaît l’issue de la guerre de 1870…
Obsèques du Maréchal de Castellane
Selon son vœu, Castellane est enterré à Caluire dans la chapelle Saint-Boniface, construite de son vivant, à mi-pente de la montée côté Saône qui porte maintenant son nom. Dans le monument un grenadier et un dragon veillent sur une simple dalle sur laquelle est gravé : « Ci gît un soldat« . Son tombeau restauré a été honoré par un dépôt de gerbe par monsieur le député-maire de Caluire le 22 octobre 2010.
Tombeau de Castellane en 2010
Une salle de réunion du Cercle général Frère a été baptisée « salle Castellane » en décembre 2023 par le général Gouverneur Militaire de Lyon.
Article de 2010 – Dernière modification 12/2023 –
Sources : journal du maréchal de Castellane – Plon 1897(Bibliothèque Militaire de Lyon)
La MOBILISATION SANITAIRE en 1914 – LA MISE en PLACE des HÔPITAUX TEMPORAIRES À LYON et COMMUNES PROCHES :
La Grande Guerre commence le 3 août 1914…Le choc frontal entre les armées françaises et allemandes a lieu de la Belgique aux Vosges du 21 au 23 août entraînant de lourdes pertes. La ville de Lyon va jouer un rôle majeur dans le traitement des blessés et malades. Ses hôpitaux permanents sont insuffisants : il faut ouvrir des hôpitaux temporaires dans tous les locaux disponibles. Cet article recense les décès de militaires en 1914 [chiffres entre crochets] avec la date du 1er décès dans les différents centres de soins classés par localisation. Nombre total de décès recensés 469.
1914 véhicule du personnel médical
LYON 1er ARRONDISSEMENT : [24] Hôpital militaire Villemanzy : [15 + 19 allemands], le 1° décès le 30/08 est un soldat allemand. hôpital St-Charles, 9 rue Annonciade [3] (20/09) HA 5, pensionnat St-Louis, 11 cours des Chartreux (cours Giraud) [2] (9/09) HA 6, les Chartreux, 58 rue Pierre Dupont [1] (4/10) HA45, Infirmerie Protestante, 11 cours des Chartreux [1] (9/10) HA49, la Soie, 4 rue Vaucanson [1] (5/10) ??, 23 rue de Flesselles [2] (17/09) ??, 2 rue Pierre Dupont [1] (26/10)
LYON 2ème ARRONDISSEMENT : [288] Hôpital Militaire Desgenettes [135 + 9 allemands] (20/08) Hôtel-Dieu [115] (28/08) Hôpital de la Charité [34] (31/08) HA25, Oeuvre des Messieurs, 14 rue Bourgelat [ 3] (18/09) HC18, Externat St-Joseph, 10 rue Ste-Hélène [ 1] (4/10)
Cour de l’Hôpital Desgenettes
LYON 3ème ARRONDISSEMENT : Pas d’établissement de soins détecté – 2 décès au 14°Escadron du Train à la caserne de la Part-Dieu.
LYON 4ème ARRONDISSEMENT : [ 8] Hôpital de la Croix-Rousse [ 6] (2/09) HA112, groupe scolaire Joseph Cormier, 25 rue Jacquard [2] (4/12)
LYON 5ème ARRONDISSEMENT : (inclut le 9ème actuel) [41] infirmerie Gare de Vaise [4] + un soldat bavarois dès le 30/08 HA101, Ecole Vétérinaire, 2 q.Pierre Scize [27] (14/09) HA 2, les Lazaristes, 124 mtée St-Barthélémy [2] (17/09) HC19, groupe scolaire 22 rue de St-Cyr [2] (4/10) HC10, groupe scolaire, 4 rue Tissot [2] (19/10) Hôpital de l’Antiquaille [2] (10/10) HC15, Institution Leidrade, 59 mtée du Chemin Neuf [1] (2/12) HC54, Ecole Gerson, 9 mtée des Génovéfains [1] (17/10)
LYON 6ème ARRONDISSEMENT : [21] HA20, Dispensaire de la Croix-Rouge, 84 rue des Charmettes [11] (10/09) HC16, Lycée de jeunes filles, 6 pl. Edgar Quinet [4] (12/09) HA21, Ecole Ozanam, 145 rue de Créqui [3] (2/09) HC45, Nouveau Lycée (Lycée du Parc), [1] (11/11) HA24, Dames auxiliatrices, 9 rue Bossuet [ 1] (27/09) H189bis, Ets Haours, 105 rue Louis Guérin [1] (31/10)
HC 9 – Ecole du Service de Santé
LYON 7ème ARRONDISSEMENT : [62] HC 9, Ecole de Santé Militaire, 20 av. Berthelot [39] (1/09) HA28, hôpital St-Joseph, 7 rue Parmentier [9] (5/09) Hôpital St-Luc, 20 quai Claude Bernard [9] (12/09) HC20, groupe scolaire, 19 avenue Berthelot [3] (10/10) H30bis, clinique Tussan, 2 crs Gambetta [1] (17/11) H13bis, salle Gambetta, 260 rue de Créqui [1 ] (26/12)
BRON : [ 2] HC12, Asile du mas des Tours (Vinatier) [2] (19/11)
CALUIRE : [3] HA110, Pensionnat de l’Oratoire, rue de l’Oratoire [3] (3/10)
OULLINS : [ 1] HC13, Ecole st-Thomas d’Aquin, 18 rue du Perron [ 1] (2/10)
SAINTE-FOY-LES-LYON : [ 1] H246bis, Ecole mariste de théologie, 14 chemin du Grand Roule [1] (17/09)
VILLEURBANNE : [17] Hôpital, 34 rue Frédéric Faÿs [17]
HC : Hôpitaux Complémentaires dépendant du Service de Santé Militaire. HA : Hôpitaux auxiliaires du Comité de la Croix-Rouge (société de Secours aux Blessés militaires – SBM) ou de l’Union des Femmes de France (UFF). H bis : Hôpitaux bénévoles ou municipaux.
Article de 2014 – Source Etat-civil / Archives municipales de Lyon Un excellent livre illustré : Marc Morillon -Le Service de Santé 1914-1918 – B.Giovanangeli 2014