Aménagements et Acquisitions

AMÉNAGEMENTS & ACQUISITIONS

15 MARS 2026: UN BÂT DE MULET

Nous avons pu récupérer à Varces un bât qui équipait le dos des mulets pour le transport de charges diverses en montagne, y compris les pièces démontées des canons de montagne. Le quartier de Varces regroupe près de Grenoble l’état-major de la 27° Brigade de Montagne, le 7° BCA et le 93° Régiment d’Artillerie de Montagne.

Le bât dans le hall du Cercle

5 MARS 2026: NOS COLLABORATEURS ONT DU TALENT!

Un de nos collaborateurs monsieur Lucien Juen a réalisé une maquette au 1/6 d’un engin blindé semi-chenillé américain de la deuxième Guerre Mondiale le « Half-track » M3 produit par plusieurs entreprises à 15000 exemplaires et avec ses variantes à 54000 exemplaires. cet engin a équipé les divisions blindées et l’infanterie motorisée de l’Armée Américaine et des Armées Alliées. Cette imposante maquette a été placée sur la vitrine consacrée à l’équipement de l’Armée Américaine sur la mezzanine.

Le Half-track

10 NOVEMBRE 2025: MEILLEUR ECLAIRAGE

Des travaux d’électricité dans l’espace consacré à la Deuxième Guerre Mondiale ont permis d’améliorer l’éclairage et la présentation des vitrines.

Nos vitrines sont désormais mieux mises en valeur…

20 JUILLET 2025: LA DERIVE D’UN AVION ALLEMAND

Nous sommes heureux de pouvoir à nouveau exposer dans une armoire-vitrine la dérive d’un avion bimoteur allemand Junker 88 abattu le 20 avril 1940 par le groupe de chasse III/9 de la base aérienne de Bron. C’est l’aspirant Lamouroux aux commandes d’un avion Bloch 151 qui en le mitraillant réussit à abattre cet avion de reconnaissance.

La dérive de l’appareil abattu a été récupérée comme trophée de victoire. Elle porte la trace des impacts de balles.

1er JUILLET 2025: DENFERT-ROCHEREAU

Un grand tableau sur toile donné par le service du Génie, représentant le colonel du Génie Denfert-Rochereau, a été mis en place dans l’espace XIX° siècle. Ce tableau a été peint à Belfort en 1895 par le peintre alsacien François-Xavier Krugler (1864-1941). Une plaque de cuivre indique qu’il a été exécuté pour la Société des Anciens Mobiles du Rhône.

En effet pendant la guerre de 1870-1871 la Garde Nationale Mobile a été mobilisée dans un deuxième temps en août 1870: les 2 régiments de « Mobiles » du Rhône ont brillamment participé à la défense de Belfort assiégée pendant plus de trois mois par les Prussiens et commandée par le colonel Denfert-Rochereau dit le « lion de Belfort », un des héros de cette guerre bien oubliée.

.

5 JUIN 2025: VITRINE « BROSSET »

Les souvenirs du général Brosset lyonnais et libérateur de Lyon qui étaient exposés au rez-de-chaussée dans la vitrine « Résistance » ont été déplacés au premier étage dans l’espace « Seconde Guerre Mondiale » pour trouver un emplacement plus logique à coté de la vitrine évoquant le 1er fusiliers marins de la 1° DFL division commandée par Brosset, première unité à entrer dans la ville de Lyon libérée le matin du 3 septembre 1944.

Y figurent son uniforme (reconstitué), ses décorations et son livre « un homme sans l’occident »

Par ailleurs l’exposition des collections s’enrichit progressivement par la mise en place de banderoles d’informations historiques faisant le lien entre les vitrines.

12 AVRIL 2025: BLASONS ET MOUCHOIRS

Des panneaux représentant les blasons des provinces et contrées historiques de la Région (Dauphiné, Forez… ) viennent d’être mis en place dans la salle d’un « Empire à l’Autre » (du romain au napoléonien) incluant le Moyen-Âge. De même dans la salle « André Bollier » (de la Restauration à l’empire colonial) ce sont les 9 mouchoirs de notre collection qui décorent maintenant les murs: Ces « Mouchoirs d’Instruction Militaires » ont été créés à partir de 1875 sur l’initiative du commandant Perrinon, officialisés en 1880 et imprimés par l’entreprise Ernest Renault à Rouen. Tous différents, ils comportent une instruction officielle entourée de textes et d’images patriotiques comme une bande dessinée… Blasons et mouchoirs étaient auparavant accrochés dans le couloir de notre ancien musée.

Les trois premiers mouchoirs

20 MARS 2025: UN DOLMAN DE MEDECIN

Une magnifique tenue du Service de Santé nous a été cédée. C’est un uniforme de médecin-aide-major de 2ème classe (galon de sous-lieutenant) portant un dolman en usage entre 1883 et 1907 dans le Service de Santé. Les parements de velours « cramoisi » portés aux bout des manches, au collet et sur le képi indiquent sa qualité de médecin.

Elle vient d’être montée sur un mannequin et placée dans la vitrine contenant les deux tenues successives des soldats pendant la Grande Guerre.

.

.

.

14 FEVRIER 2025: MODIFICATION D’UNE VITRINE DE LA GRANDE GUERRE

Dans l’espace « Grande Guerre » l’exposition de la grande vitrine a été remaniée pour attribuer plus de place au Service de Santé. Dans cette vitrine sont évoqués les thèmes suivants de droite à gauche: l‘industrie de guerre, les armes, l’armement des tranchées, la guerre chimique, les aumôniers et enfin le Service de Santé avec les soins aux blessés et malades.

24 JANVIER 2025: AMENAGEMENTS SUITE

L’installation des collections muséales dans les locaux du Cercle Général Frère se poursuit.

La période « d’UN EMPIRE à L’AUTRE » allant de l’antiquité au Premier Empire trouve sa place dans le vestibule d’accès à la salle Castellane.

Ainsi pour illustrer le Moyen-Âge, l’équipement (reconstitué) d’un chevalier du XIII° siècle figurant Humbert de Beaujeu vient d’être réinstallé dans une vitrine.

.

.

.

.

8 NOVEMBRE 2024: NOUVEAUX AMENAGEMENTS

La salle de réunion « Castellane devient un espace muséal consacré à la garnison de Lyon des Romains à nos jours. Plusieurs vitrines et mannequins y sont déjà installées le long des murs.

Vitrine « Cuirassiers » et mannequin en uniforme du 68°RAA

Par ailleurs l’extension de l’espace « Seconde Guerre Mondiale » sur la mezzanine est achevée.

Vitrines et mannequins mis en place

Article modifié fréquemment

La Bataille des Alpes 1940

LA CAMPAGNE DES ALPES (10 au 25 juin 1940)

Le FRONT DES ALPES 1939

A la mobilisation début septembre 1939 le front des Alpes face à une possible intervention italienne est confié à la VI° Armée répartie sur 3 secteurs fortifiés.

Secteur Fortifié de Savoie: 16° Corps d’armée avec la 28° DI, la 1° DINA, la 64°DI Secteur Fortifié du Dauphiné: 14° Corps d’Armée (Lyon) avec la 27° DI, la 31° DI Secteur Fortifié des Alpes Maritimes: 15° CA avec les 29° DI, 30°DI, 2°DIC, 65° et 66°DI.

Les divisions d’infanterie 64 65 66 sont des divisions de « série B ». Cette VI° armée représente 550000 hommes.

général Olry

La CREATION DE L’ARMEE DES ALPES

L’Italie n’étant pas entrée dans le conflit, le front des Alpes va être allégé. Dès la fin septembre les divisions du 16°CA partent vers le nord-est. En octobre ce sont les divisions alpines 27, 28,29, 30 qui partent vers le nord de la France, mais elles laissent dans les Alpes leurs Sections d’Eclaireurs Skieurs (SES). Début décembre l’Etat-major de la VI° Armée est déplacé, mais son chef le général Olry reste au commandement des forces restantes qui prennent le nom d’Armée des Alpes. Elle ne comptera plus que 175000 hommes en avril 1940.

ORGANISATION DE L’ARMEE DES ALPES

L’hiver et la neige interdisent toute action militaire importante. Le général Olry a du temps pour organiser au mieux la défense des Alpes face à l’Italie. Le front est toujours partagé en 3 secteurs. Les 2 secteurs nord appartiennent au 14°CA, le sud au 15° CA. Chaque secteur compte une division d’infanterie alpine et des Bataillons Alpins de forteresse (BAF) tiennent les forts. Des positions de résistance (PR) verrouillant les vallées alpines ont été définies pour les 3 Divisions d’Infanterie Alpine, couvertes par des avant-postes (AP), des points d’appui (PA) et par les 75 Sections d’Éclaireurs Skieurs (SES).

Secteur fortifié de Savoie: 66° DI

Secteur Fortifié du Dauphiné: 64° DI

Secteur Fortifié des Alpes Maritimes: 65° DI

Le Général Olry inspecte des réservistes

L’ARMÉE des ALPES FACE AUX ITALIENS

Au soir du 10 juin 1940, l’Italie déclare la guerre à la France, alors que l’armée allemande vient de percer le front précairement rétabli en Champagne après Dunkerque et déferle vers le sud. Le Général Olry doit envisager alors d’avoir à se défendre sur deux fronts, car la Wehrmacht pourrait très vite le prendre à revers.
Les attaques italiennes sérieuses ne commencent qu’à partir du 18 juin.
- Beaufortin : le PA de Bellaval tombe (s/lt de Castex). Au col de l’Enclave la SES/80° BAF menacée d’encerclement est dégagée par le Lt Bulle qui accroché en rappel fauche au FM les Italiens.
- Tarentaise : dès le 12 juin la SES/27°BCA du Lt Morel « Tom » fait prisonniers des Italiens. La Redoute Ruinée encerclée, bat de ses feux le col du Petit-Saint-Bernard. La garnison quittera cet AP après l’armistice avec les honneurs rendus par les Italiens.

Les Forts de l’Esseillon

– Maurienne : au col du Mont-Cenis l’ouvrage fortifié de la Turra (lt Prudhon, 71°BAF) repousse toutes les attaques : la garnison quittera ce PA le 1er juillet avec les honneurs. Le fort de l’Esseillon repousse les tentatives en direction de Modane.

Mortier de 280 mm en position


– Briançonnais : attaques depuis le 19 juin contenues par la SES/159° RIA et GF/91° BCA. Le 21 l’artillerie contraint les assaillants au repli et le Lt Miguet (154° RAP) musèle le menaçant fort du Chaberton en 57 coups de ses 4 mortiers de 280 mm (Lt Fouletier et Lt Rigaud), mais le PA du Chenaillet est submergé grâce au brouillard.

Coups au but sur le fort de Chaberton (Coll. H.Beraud)


- Queyras : le PA de Valpreveyre menacé d’encerclement, le Lt Blanchard fait replier sa SES/87°BCA et reste seul pour protéger le mouvement, blessé, il est capturé. Le secteur d’Abriès résiste grâce à l’artillerie de montagne et une patrouille capture 52 Italiens dont 3 officiers.
- Ubaye : échec italien sur le village de Larche. Une tentative de débordement du col de Larche est cernée par les tirs d’artillerie, forçant 397 italiens à la reddition.
- Alpes-Maritimes : la lutte est intense du 21 au 24 juin. Menton est occupée, mais les Italiens sont bloqués à Cap-Martin. L’objectif de Nice est loin d’être atteint.

Pendant son offensive du 20 au 24 Juin, l’armée italienne a subi des pertes conséquentes (631 tués, 4782 blessés, 616 prisonniers), alors que les troupes du général Olry ne perdaient que 37 tués, 62 blessés et 153 prisonniers.

L’ARMÉE des ALPES FACE AUX ALLEMANDS
Le 16 juin le Général Olry établit trois positions de défense face aux Allemands (Général Cartier) : la plus avancée s’appuie sur le Rhône de Bellegarde à Lyon avec des avant-postes défensifs en avant de Lyon. La deuxième ligne en basse-Isère s’appuie sur la cluse de Voreppe, verrou essentiel, le revers occidental de la Chartreuse , de la chaîne de l’Epine et du mont du Chat. La troisième ligne de défense s’étire de Voreppe à la Durance. Hommes, matériels et munitions sont récupérés jusqu’à Toulon, car le général Olry se refuse à dégarnir le front italien.

général Cartier

– Le 18 juin la ville de Lyon est déclarée ville ouverte et va subir sa première occupation le 19 au soir.
- Le 19 juin, 4 bataillons dont deux du 25° RTS tentent de retarder l’avance allemande au nord de Lyon (combats de Chasselay et massacre des Sénégalais).


- Nuit du 20 au 21 : les ponts sur l’Isère en aval de Voreppe sautent ; de même la nuit suivante, ceux du Rhône de Culoz à Bellegarde, mais le pont de Culoz n’est pas détruit. Le Général Cartier envoie des renforts vers le lac du Bourget.

Destruction du pont de Pont-de-Beauvoisin (Coll. Sabatier)

- 22 juin : la 13° IMD (Div. d’Infanterie Motorisée) allemande est au pont de Culoz et une première attaque de la 3° PzD (Panzerdivision) sur Voreppe est repoussée.
- 23 juin : deux attaques sur Voreppe sont bloquées ; des combats ont lieu au col de la Placette et aux Echelles. La 13° IMD progresse à l’est du lac du Bourget, où Aix-les-Bains est déclarée « ville ouverte » ; à l’ouest l’ennemi est arrêté à St-Pierre-de-Curtille.
- 24 juin : au sud d’Aix-les-Bains, Viviers tombe, mais est reprise par une contre-attaque du 93° BCA. À l’ouest du lac, la défense s’accroche aux abords de Yenne. Dans le secteur de Voreppe, des pièces à longue portée ont pu être installées dans la cluse de l’Isère : elles neutralisent 2 colonnes blindées, un parc de chars et une piste d’atterrissage à Moirans (bataille de Voreppe).
- 25 juin : l’armistice s’applique ; les allemands n’ont pu atteindre leurs objectifs, qui étaient Chambéry, Grenoble et Valence.

L’Armée des Alpes a bien résisté, ses positions n’ont pas été entamées, bien qu’elle ait lutté à un contre 6 face aux Italiens. De même le groupement Cartier a tenu face aux Allemands. le Général Olry a pu écrire « l’Armée des Alpes peut dire qu’elle a gagné la bataille défensive »

Source : Général E.Plan / Eric Lefèvre – La BATAILLE des ALPES l’Armée invaincue – Lavauzelle 1982

Article de 2011dernière modification 11/2023

Actualités

Les ACTUALITÉS du CENTRE CULTUREL MILITAIRE DE LYON / MUSÉE

14 JUIN 2026: DECES DE JEAN-PIERRE CHEVRIER

Le pharmacien-colonel Jean-Pierre Chevrier nous a quittés à l’âge de 91 ans. Pendant de nombreuses années, il a oeuvré comme bénévole actif au profit de la Bibliothèque et du Musée, où il a eu un rôle multiple et important.

Passionné d’histoire, il a élaboré les panneaux d’informations du musée, il a écrit une multitude d’articles pour la gazette, pour les expositions de la Bibliothèque et aussi les premiers articles de ce site. Il a participé comme coauteur aux livres sur les « Défenses de Lyon » et à celui sur « les Gouverneurs Militaires de Lyon« .

Auparavant, il a eu une carrière bien remplie et variée. ayant opté pour l’armée de l’Air, il passe dans les années 60 par Bordeaux (CEMPN), puis 10 ans à la BA de Mont-de-Marsan (LEMP). Ses titres lui permettent d’enseigner 4 ans à la faculté de médecine de Dakar. Il retrouve ensuite en 1977 l‘Ecole de Santé à Lyon comme enseignant, puis sera affecté au laboratoire du Commissariat de Villeurbanne (aujourd’hui fermé).

3 MARS 2026: Le ROYAL-DEUX-PONTS A L’HONNEUR

En cette année du 250° anniversaire de la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis d’Amérique, l’ Amicale Royal-Deux-Ponts / 99° RI a souhaité rappeler le souvenir de ce régiment envoyé en Amérique aider les insurgés américains dans leur lutte pour l’indépendance. Des panneaux d’informations et les anciens étendards de ce régiment sont exposés pendant un mois dans le hall du Cercle Général Frère.

4 FEVRIER 2026: VISITE DU GOUVERNEUR MILITAIRE DE LYON

Le Général de Corps d’Armée Lardet, Gouverneur Militaire de Lyon, a effectué une visite au Centre Culturel Militaire. Cette visite a permis de faire le point sur les évolutions en cours.

Le Gouverneur dans la Bibliothèque au coté du Lcl Vallès responsable du Centre Culturel

2 JANVIER 2026: UNE NOUVELLE ANNEE DEVANT NOUS !!

3 OCTOBRE 2025: INAUGURATION DU « FONDS DEVEZ« 

Ce jour s’est déroulée à la Bibliothèque Humbert de Groslée l’inauguration officielle du « fonds Devez » installé principalement à l’étage de la réserve (fonds patrimonial) et aussi dans la salle de lecture, en présence du donateur monsieur Bernard Devez et de sa famille. Celui-ci a coupé le ruban inaugural, après plusieurs discours de remerciements, dont celui en video du Gouverneur Militaire de Lyon qui n’a pu être présent.

Monsieur Devez coupe le ruban barrant l’accès à l’étage en présence du général Peraldi président de l’association du Patrimoine Militaire de Lyon et du colonel Leroy représentant le Gouverneur

5 MAI 2025: LE « FONDS DEVEZ » EST ARRIVE

Nous avons eu la livraison dans le hall du Cercle de 30 palettes contenant environ 28000 livres… Immense collection constituée par un amateur de la région Île de France (91), monsieur Devez, portant sur la période 1870-1930, mais principalement sur la Grande Guerre . Il a légué sa collection au Ministère des Armées, qui l’a affectée au Centre Culturel Militaire de Lyon et donc à la Bibliothèque qui doit prendre en compte ce fonds à côté de son propre fonds patrimonial… Un travail colossal !… La première phase de rangement sur étagères est en cours…

La moitié des palettes livrées…

24 FEVRIER 2025: EXPOSITION FORTIFICATIONS

L’équipe de jeunes collaborateurs du Centre Culturel Militaire de Lyon (CCML) a élaboré et mis en place dans le hall du Cercle une nouvelle exposition consacrée à « L’Histoire Oubliée des Forts de Lyon » .

Sont évoquées les fortifications du XIX° siècle, première et deuxième ceintures et plus particulièrement le fort de la Vitriolerie (aujourd’hui quartier général Frère), le fort de Bron… sans oublier l’héritage des siècles précédents

14 NOVEMBRE 2024: EXPOSITION AVIATION 14-18

Une nouvelle exposition est en place jusqu’à la fin de l’année dans le hall du Cercle Général Frère consacrée à l’Aviation pendant la Grande Guerre, de ses débuts à son rôle pendant ce conflit.

La ville de Lyon a joué un grand rôle dans le développement de l’aviation pendant la Grande Guerre en accueillant de nombreux établissements d‘industrie aéronautique.

MARS 2024: INSTALLATIONS AU CERCLE

L’installation d’une partie des collections du Musée au premier étage du Cercle Général Frère se poursuit: les espaces consacrés au Guerres mondiales sont déjà en place. (voir l’article Aménagements & Acquisitions) .

En 2023 ont commencé des évolutions majeures: transfert du CDRM (documentation militaire) au Cercle Général Frère où est créé un Centre Culturel Militaire avec participation du Musée et travaux et réorganisation de la Bibliothèque. En 2024 le musée va installer progressivement une partie de ses collections au Cercle et la réorganisation de la Bibliothèque et du CDRM va se poursuivre. Beaucoup de travail attend les bénévoles!!…

6 DECEMBRE 2023: HOMMAGE AU GENERAL FRERE ET BAPTÊME DES LOCAUX DU CERCLE

Le général de corps d’armée Mistral Gouverneur Militaire de Lyon accompagné du Directeur de L’IGESA M. Renaud Ferrand a honoré la mémoire du général Frère par un dépôt de gerbe devant son buste placé devant le Cercle qui porte son nom depuis avril dernier.

Le général Mistral et Monsieur Ferrand pendant la minute de silence

Ils ont ensuite visité les locaux rénovés du Cercle, où le Musée a disposé des uniformes et objets de ses collections. Plusieurs locaux ont été baptisés de noms de militaires ou de résistants régionaux dont les plaques ont été dévoilées. M. Chevassus responsable de la Bibliothèque a rappelé brièvement la carrière des personnages choisis qui sont: le maréchal Suchet et « ceux du Drakkar » au rez-de-chaussée, Laure Diebold, André Bollier, Adolphe Pégoud, le maréchal de Castellane à l’étage. La Bibliothèque elle-même porte le nom d’Humbert de Groslée depuis 2019.

15 NOVEMBRE 2023: CENTRE CULTUREL MILITAIRE DE LYON

Un Centre Culturel Militaire de Lyon est en voie d’installation au Cercle Général Frère. Cet outil de rayonnement du Gouverneur Militaire de Lyon a deux composantes. Une composante « Espace Patrimonial et Mémoriel » représentée par notre Musée du Patrimoine militaire dont une partie des collections va trouver place au Cercle et une composante « Espace Documentation Recherche » représentée par la Bibliothèque Humbert de Groslée et le Centre de Documentation Militaire transféré au Cercle en février dernier et en cours d’organisation.

Nouveau Logo

9 JUIN 2021 : NOUVEAU LOGO
Le nouveau logo de notre association et Musée a été choisi. Il fait appel à l’héraldique traditionnelle : un blason à 4 quartiers associant Lyon, Auvergne, Dauphiné et Savoie, le même que celui de l’insigne de la Zone de Défense Auvergne-Rhône-Alpes, qui diffère du blason officiel de la région Auvergne-Rhône-Alpes par l’ordre des quartiers.

Article modifié en permanence

Libération de l’Ouest Lyonnais

La LIBÉRATION DE L’OUEST LYONNAIS juillet – septembre 1944

Les DIFFÉRENTS GROUPES DE RÉSISTANTS
Le Maquis Laplace : Ce mouvement de résistance se constitue au milieu de l’année 1943 dans les monts du Lyonnais au sud de Tarare (région d’Albigny – Montrotier). Son chef est Georges Laplace (« Robespierre ») issu du mouvement de résistance lyonnais le « Coq Enchaîné ». Les effectifs grossissent jusqu’à près de 400 hommes répartis en plusieurs camps. Laplace est très attaché à l’indépendance de son groupe ; il ne sera rattaché au maquis Berthier que vers le 20 août 1944.

L. Challéat et J. Hourst (casque) décorés par De Lattre le 5/09/1944

Le Maquis Berthier : Ce maquis est l’oeuvre de Louis Challéat (« Berthier »), lieutenant d’artillerie militant à l’ORA, qui en prend le commandement le 1er novembre 1943. Il va regrouper et encadrer des groupes de maquisards dispersés de Thizy et Amplepuis à Ste-Foy-l’Argentière et St-Symphorien-sur-Coise. Il compte aussi le moment venu sur des résistants sédentaires, pour former une troupe cohérente de 800 hommes environ.

Les maquis FTP :Ces maquis d’obédience communiste se sont développés autour de la vallée de l’Azergues. Dispersés en de nombreux groupes, ils vont former en juillet 1944 des bataillons FTP, réunissant environ 1250 hommes, désignés à la Libération de Lyon sous le nom de 1er Régiment du Rhône.

Monument aux Aviateurs Américains à Duerne

PARACHUTAGES et SABOTAGES
Les différents maquis vont bénéficier de l’apport de la France Libre avec les parachutages de matériels et d’armement sur 4 terrains : un à Marchampt au nord, 2 autour de St-Symphorien-sur-Coise et un à St-Cyr-de-Valorges. Ces parachutages sont à leur maximum en juillet-août 1944. Le 15 août 7 aviateurs américains périssent dans leur avion qui s’écrase à Duerne.

Les avions alliés amènent aussi des hommes : le 10 juillet est parachuté sur Duerne le commandant Raymond Basset (« Mary« ), officier du BCRA, saboteur confirmé, dont c’est la 3ème mission en France occupée. Il va très rapidement passer à l’action et devenir le chef des FFI du Rhône le 18 juillet.

Raymond Basset « Mary »

Moins d’une semaine après son parachutage, Mary-Basset organise des actions de sabotage : obstruction du tunnel ferroviaire de Tarare, destruction du barrage de la Mulatière, incendie d’un train d’essence à Reventin-Vaugris (au sud de Vienne) et autres actions de destruction pour entraver la liberté de mouvement des allemands. Le 12 août il donne l’ordre aux résistants sédentaires armés de rejoindre les maquis (bataillon Berthier). Du 14 au 25 août a lieu l’opération Jockworth de parachutage : avec la protection et la coordination des différents maquis, sont larguées plusieurs tonnes d’armement et d’équipement et une centaine de parachutistes SAS, commandés par le lieutenant Jean Hourst. Les parachutistes se répartissent dans les maquis pour les instruire et les encadrer.

La PHASE FINALE
Embuscades à Tarare :
Du 18 au 22 août la garnison allemande de Roanne se replie en direction de la nationale 6 par la nationale 7. Les convois allemands subissent les attaques répétées des maquisards autour et dans la ville de Tarare avec des pertes sérieuses. Les monts du Lyonnais sont libérés. Pendant ces journées Mary-Basset s’emploie à assurer la cohésion de ses chefs de maquis en multipliant les réunions.

objectif Lyon :
Le 24 août de son PC de St-Laurent-de-Chamousset, Mary-Basset diffuse un ordre de rapprochement des FFI sur Lyon pour préparer la libération toujours par des actions de guérilla, en accord avec les responsables régionaux de la résistance, Alban-Vistel chef régional et son adjoint militaire Descour, qui militent pour la prudence et l’attente des forces alliées.
Le 26 août le maquis Laplace, qui vient d’être rattaché au maquis Berthier, descend sur Tassin-la-Demi-Lune, qui peut se croire libérée. Mais les allemands réagissent et repoussent les maquisards.

Les affrontements de Brignais et Oullins :
En même temps des dirigeants intermédiaires d’obédience communiste (PC à Yzeron) sont partisans de l’action immédiate, alors même que l’insurrection prématurée de Villeurbanne (24-26/08) va échouer.
Brignais, au carrefour de la N86 et de la D42 est un point de passage obligé des allemands en repli. Le 24 un bataillon FTP de l’Ardèche en route vers Lyon vient occuper le bourg qui se croit libéré. Un premier affrontement a lieu le 26 août, mais c’est le 28 que les allemands mènent l’assaut ; les maquisards se retirent en fin de journée, abandonnant le bourg vidé d’une bonne partie de ses habitants. Les 3 jours suivants les convois allemands se succèdent, dont l’arrière-garde la 716° division d’infanterie. Ils font arrêt à Brignais dans la journée et reprennent leur route de nuit pour échapper aux attaques aériennes.

Combattants à Oullins

Le 24 à Oullins les Ateliers du chemin de fer se mettent en grève et le comité de coordination fait appel au maquisards FTP de l’Azergues qui investissent la ville le 27 et dressent des barricades, surtout dirigées vers Lyon, ce qui est une erreur. Les allemands en repli doivent passer ; le 29 un combat acharné a lieu dans les rues de la ville, appuyé par les canons de Ste-Foy. Après s’être courageusement battus les maquisards abandonnent la ville qui a subi de gros dégâts. Les habitants sont contraints de dégager les rues pour faciliter le repli des allemands.

Vestiges des affrontements sur le pont d’Oullins

Combats d’usure au sud :
Le 29 le chef des FFI de la Loire le commandant Marey vient au PC d’Yzeron ; il y reçoit la mission de harceler les convois allemands entre Givors et Brignais. Marey concentre ses GMO (Groupes Mobiles Opérationnels) sur Thurins avec le renfort de Jean Hourst et d’une vingtaine de parachutistes SAS. La zone d’action va se situer dans le triangle Givors- Mornant- Brignais, zone de plateau qui permet de harceler les allemands en position dominante et de décrocher lorsque ceux-ci réagissent. Les accrochages ont lieu les 29 et 30 à Montagny et les Sept-Chemins, le 30 au Pont-rompu sur la D42 près de Mornant et Taluyers – le Bâtard le 31/08 et 1er septembre. Ces combats d’usure ont fait perdre un temps précieux à certaines unités allemandes, qui seront ainsi interceptées deux jours plus tard à Villefranche.

L’arrivée de l’Armée De Lattre :

Un véhicule des spahis traverse Mornant

Ce même 1er septembre l’avant-garde de l’armée de Lattre, les spahis du 2° RSAR (Régiment de Spahis Algériens de Reconnaissance) atteignent Saint-Étienne et la vallée du Gier. Leur mission suivante est le débordement de Lyon par l’ouest. Le 2 septembre à 14h, alors que les ponts de Lyon sont en train de sauter, le 4° escadron des spahis démarre de Rive-de-Gier, passe à Mornant, Brindas, la Tour-de-Salvagny, Dardilly et atteint la nationale 6 au carrefour de Maison Carrée, où a lieu un violent accrochage avec les allemands en repli.
Le 2ème escadron parti lui de Terrenoire, emprunte le même itinéraire et oblique sur Ecully et Tassin, où des accrochages ont lieu place de l’Horloge.

Insigne du 2° RSAR

Les spahis du 3ème escadron partent de Chazelles au nord de Saint-Etienne. Un peloton est détaché sur Tarare ; les 2 autres continuent sur l’Arbresle et Lozanne. de là un peloton lance un coup de main sur Anse et son pont et un autre fonce sur Villefranche, où il sème la panique dans les colonnes allemandes.

Le 2 septembre au soir tout l’ouest lyonnais est donc libéré. Une autre unité de la 1ère DFL (général Brosset) va pouvoir entrer le lendemain dans Lyon, que les allemands ont fini d’évacuer après avoir méthodiquement détruit les ponts.
Le 1er RFM (Régiment de Fusiliers Marins) démarre à l’aube du 3 au sud de Givors, qu’il traverse, passe par Brignais, Oullins, la rive droite de la Saône jusqu’au pont de l’Homme de la Roche seul resté intact. Ils atteignent la presqu’île vers 9h (3 septembre Libération de Lyon).

Article de 2015 – Dernière modification 09/2019
Source : François Lescel – Objectif Lyon – DG communication -2004

Le 99° RI

Le 99ème RÉGIMENT d’INFANTERIE, ANCIEN ROYAL « DEUX-PONTS »

Ce régiment, aujourd’hui dissous, cher au cœur des lyonnais, appelé familièrement 9-9, est riche d’une histoire glorieuse et complexe.

Le ROYAL DEUX-PONTS 
En 1756 la France conclut un accord avec le Duc des Deux-Ponts (Zweibrücken en Palatinat) : contre une rente, celui-ci recrute un « corps de 2000 hommes d’infanterie ». En 1757 la création d’un « régiment d’infanterie allemande » sous le nom de « Royal Deux-Ponts » est effective. Le nouveau régiment participe à la Guerre de Sept ans (1756-1763).

L’ordonnance Royale

De 1780 à 1783 le Royal Deux-Ponts fait partie du corps expéditionnaire commandé par Rochambeau qui vient en aide aux « insurgents » dans la Guerre d’Indépendance Américaine. Le régiment est composé à 60% d’allemands et 40% d’Alsaciens-Lorrains ; ses grenadiers s’illustrent en 1781 à la victoire de Yorktown.

En 1976 pour le bicentenaire des Etats-Unis, le 99 fait revivre le Royal-Deux-Ponts sur le perron de l’hôtel de ville

La RÉVOLUTION et l’EMPIRE 
Une nouvelle ère commence : les modifications d’appellation et d’organisation vont se succéder. Le 1er janvier 1791 le Royal deux-Ponts devient le 99° Régiment d’Infanterie ; 6 mois plus tard il perd son statut étranger et est intégré dans l’armée française. Fin 1793 a lieu l’amalgame avec les bataillons de volontaires, le 99° est partagé et devient 99° et 100° demi-brigades de bataille (1794-1796), puis 24° demi-brigade d’infanterie légère (1796-1803) : il est présent à Valmy, Fleurus, Novi, Marengo. Sous l’Empire il est le 24° Régiment d’infanterie Légère et s’illustre à Austerlitz, Eylau, Wagram, la Moskowa, Bautzen, Leipzig. Il est dissous en 1814.

MONARCHIE de JUILLET & SECOND EMPIRE 
En 1840 est recréé à Rouen le 24° régiment d’infanterie légère. En août 1854 il passe à l’Armée de Lyon aux ordres du Maréchal de Castellane et s’installe en garnison à Lyon et Sathonay. Le 1er janvier suivant il reprend l’appellation de 99° Régiment d’Infanterie de ligne. Le 99° de ligne fait campagne en Algérie de 1855 à 1859, puis en Italie sans être engagé. Il rejoint ensuite le Mexique (1862-1864) où il se distingue à Alcucingo et au Cerro del Borrego, ce qui vaut à son drapeau d’être décoré de la Légion d’Honneur. En 1865 il retrouve le camp de Sathonay. Pendant la guerre de 1870, il subit de lourdes pertes à Froeschwiller et à Sedan.

La IIIème RÉPUBLIQUE 
Reconstitué en 1871, le régiment est généralement coupé en une partie principale et un « dépot » ou partie détachée. Tout en faisant partie du 14° CA (Lyon), il change fréquemment de garnison, en affirmant progressivement une vocation alpine.
- 1873 Gap / Embrun / Briançon – 1874 Montélimar
- 1875-1885 Sathonay /Vienne – 1885-1887 Lyon / Romans .
- 1888-1889 Montélimar – 1889-1893 Lyon / Vienne
- 1893-1896 Gap / Mont-Dauphin, où il est doté d’effets alpins.
- 1896-1902 Lyon / Bourgoin – 1902-1905 Gap / Mont-Dauphin
- 1905-1914 Lyon / Vienne. Sa partie principale, les bataillons 1, 3 et 4 sont à Lyon au fort Lamotte et le 2ème bataillon est à Vienne. En 1907 le régiment ou un détachement de celui-ci est envoyé à Montpellier pour le contrôle de la révolte viticole du Languedoc.

Le drapeau et sa garde en 1906 au fort Lamotte

La GRANDE GUERRE
En août 1914 à la mobilisation, le 99° compte 3 bataillons, 3234 hommes et 213 chevaux. Il est débarqué à Épinal pour rejoindre ensuite la crête des Vosges avec le 14°CA. Dès le 24 août il perd 960 hommes et son colonel. Il participera à toutes les batailles de la Grande Guerre, au prix de 3200 morts. Cité trois fois à l’ordre de l’armée (Champagne 1915, Verdun 1916, la Malmaison 1917), il porte la fourragère aux couleurs de la croix de guerre. Un régiment dérivé le 299° RI mobilisé à Sainte-Colombe participe également à la Grande Guerre.

L’ENTRE-DEUX-GUERRES
À partir de 1919 le 99° RI est en garnison principalement à Lyon (fort La Motte, fort de Loyasse, caserne de Serin). En 1927 il devient Régiment d’Infanterie Alpine (99° RIA) et passe à la 27° DI (Division Alpine). En 1938 il est implanté au fort La Motte, à Sathonay et pour les SES (Sections d’Eclaireurs Skieurs) à Modane et Bourg-Saint-Maurice (Vulmix).

La garde au drapeau vers 1930 – tenues de montagne

La SECONDE GUERRE MONDIALE
La partie principale du Régiment rejoint le nord de l’Alsace et se retrouve sur le front de l’Aisne en mai 1940 (190 tués, 400 blessés et 1500 prisonniers). Les SES restées en Maurienne affrontent les Italiens pendant la campagne de Alpes du 21 au 24 juin. Le Régiment est dissous en juillet 1940… Le 299° RI de réserve est aussi mobilisé ; il fait partie de la 64°DI composante de l’Armée des Alpes.

Le 99° RIA est recréé le 16 décembre 1944 aux ordres du Lcl de Sury en regroupant des bataillons de résistants :
- 1er Bat. AS de l’Ain, capitaine Colin
- 1er Bat. AS de la Loire, capitaine Maury
- 2ème Bat. AS de l’Ain, capitaine Perrotot
- 2éme Bat. FTP du Rhône, capitaine Crotte (dissous dès janvier 1945).
Il occupe la région de l’Ubaye puis participe à la campagne des Alpes (avril 1945) au col de Larche et au col de Montgenèvre, puis occupe la vallée de Suse en Italie. Il est à nouveau dissous au mois d’octobre suivant.

Le Cne Maury devant la SES, Jausiers, janvier 1945

4ème & 5ème RÉPUBLIQUES

Insigne du 99° RIA

Il renaît le 1er janvier 1946 à Sathonay-Camp passant d’une garnison à l’autre (Sathonay, Bourg-St-Maurice, Chambéry (1950), Modane, la Valbonne, Briançon) alternativement Régiment ou Bataillon, envoyant des effectifs en Tunisie, en Algérie et instruisant les recrues pour l’Algérie.

En 1964, il perd sa qualification alpine et se réinstalle à la caserne sergent Blandan (ex-fort La Motte). Le 1er octobre 1968 la dissolution du 22° RI au profit du 99° RI permet à ce dernier de se requalifier en régiment d’infanterie des forces du territoire et de revenir au camp de Sathonay. Pendant de longues années il va alors assurer l’accueil au Service National de nombreux jeunes.

vers 1985 au camp de Sathonay


L’équipement évolue : le régiment devient de plus en plus motorisé avec des VAB. Pendant quelques années est recréé le 299° RI régiment de réserve (1978-1997). Le 99° participe sur place au bicentenaire de la bataille de Yorktown en 1981. Il participe également aux OPEX en envoyant des détachements au Liban, en Nouvelle-Calédonie et en ex-Yougoslavie. Mais la fin de la conscription porte le coup de grâce au 9-9, qui est dissous en mai 1997.

Insigne du 9-9

Dans son insigne ci-contre le lion et le lambel correspondent au blason de Zweibrücken. La devise du Régiment est : « Ne pas subir ».

UNE SEMI-RENAISSANCE: Le GRS-99°RI

En 2019 19 formations non-régimentaires de l’Armée de Terre (CFIM et GRS) ont été associées à des régiments dissous et en ont reçu le drapeau, pour développer leur « esprit guerrier ». Ainsi, le 28 novembre 2019, au parc Blandan, le général Loiacono gouverneur militaire de Lyon transmet le drapeau du 99° RI au Groupement de Recrutement Sélection sud-est (GRS SE) organisme, dont dépendent 22 Centres de Recrutement (CIRFA) sur 25 départements du sud-est de la France.

Une Association Amicale regroupe les anciens des 99° et 299° RI, l’AMICALE ROYAL DEUX PONTS. Elle contribue à la mémoire historique du régiment. Une vitrine consacrée au 99° RI est installée au rez-de-chaussée du mess de garnison par le musée et l’amicale du Royal-Deux-Ponts.
site internet: www.99et299ri.fr


Article de 2011 – Dernière modification 09/2023


Sources : A. Mudler, R. Honnay, A. Loiseau – Le camp de Sathonay 1851-2008 – Amicale Royal Deux-Ponts 2008 / anonyme – historique du 99°RI de 1757 jusqu’à nos jours – Arnaud 1920 / A.Mudler, Y.Lacaze – Le 9-9 dans la tourmente 1939-45 – BGA Permezel 2004 / JMO 14-18

Les Casernes de Lyon

HISTOIRE des CASERNES et ÉTABLISSEMENTS MILITAIRES de LYON

Au XVIII° siècle, les soldats logent pour l’essentiel chez l’habitant. À Lyon à la veille de la Révolution, il n’y a que 2 casernes : l’ancien Grenier d’Abondance devenu caserne de Serin sur la Saône qui loge les compagnies de suisses et un bâtiment à la Guillotière au débouché du pont pour la compagnie franche de Lyon. Un Arsenal dit de « la Rigaudière » occupe un grand rectangle entre la Saône, la rue Saint-Exupéry, la rue du Plat et la rue C.Bizollon actuelles.

Caserne du Bon Pasteur

De 1789 à 1830
Pendant le Siège de Lyon en 1793, une bombe fait exploser l’Arsenal détruit ensuite par l’incendie. Après le Siège il faut loger l’armée révolutionnaire. Pour cela l’autorité réquisitionne les couvents vidés de leurs occupants et en affecte quatre à l’usage militaire. Le couvent Ste-Marie-des-Chaînes sur la Saône, le Bon Pasteur et les Collinettes sur les pentes de la Croix-Rousse deviennent casernes d’infanterie. Le couvent des Augustins dans le quartier St-Vincent devient caserne de Gendarmerie.

Un décret impérial de 1810 transfère aux villes la propriété des casernes et bâtiments militaires, à charge pour elles de les entretenir… A Lyon la garnison habituelle est fixée à 2400 hommes dont 600 de cavalerie. Les 5 locaux concernés sont: « la caserne de la Nouvelle Douane et le grand quartier de Serin pour l’infanterie et la cavalerie, le bâtiment des Collinettes pour l’infanterie, le bâtiment du Bon Pasteur contenant le magasin des lits militaires, le local des Recluses servant de prison militaire, le bâtiment de Ste-Marie des Chaînes qui renferme le magasin des effets d’hôpitaux et de campement ».
Une caserne de cavalerie est installée à partir de 1811 dans le bâtiment de la Nouvelle-Douane sur le quai du Rhône (quai Gailleton), édifice construit en 1786.
En 1829 la caserne de Serin est affectée à l’intendance et sert de magasin aux vivres jusqu’en 1840.
Mais la récupération d’édifices existants pour loger les militaires ne suffit plus. Il va falloir construire des bâtiments spécifiques. Pour remplacer les Augustins peu adaptés, une caserne de Gendarmerie à cheval, longtemps en projet, va être édifiée en style florentin à la place d’un manège d’équitation entre les rues Ste-Hélène et Sala, terminée en 1831. La Gendarmerie à pied est logée au 28 rue Ste-Hélène.

Ex-caserne de Gendarmerie rue Sala

La MONARCHIE DE JUILLET 1830-1848
L’époque de Louis-Philippe est une période de construction très active. Le fait majeur est la construction d’une ceinture fortifiée. C’est l’œuvre de Rohault de Fleury, qui fait restaurer les anciennes fortifications et bâtir un chapelet de forts, dont certains vont être dotés d’une caserne. Ce sont les casernes du bastion St-Laurent, du fort St-Jean, du fort St-Irénée, du fort Lamotte et du fort de la Vitriolerie.
La caserne de la Nouvelle-Douane est convertie en 1831 en Hôpital Militaire du même nom, qui deviendra plus tard l’Hôpital Desgenettes.
En 1840 l’état réquisitionne sur la place Carnot un hôtel particulier construit en 1839-40 par l’architecte Bissuel : ce sera la caserne Bissuel, affectée à l’artillerie. L’immeuble contigu à l’angle de la rue général Pleissel deviendra le siège de l’État-major régional.

Etat-Major et caserne Bissuel

On construit à Ste-Marie-des-Chaînes la « manutention militaire » appelée plus tard les Subsistances pour remplacer la caserne de Serin en 1840. De l’autre côté de la Saône le magasin à fourrage date de la même époque.
Un nouvel arsenal est inauguré en 1846 rue Bichat à Perrache.

L’Arsenal rue Bichat

Sur l’Île Barbe le Châtelard et le prieuré à la pointe nord de l’île sont rachetés par l’état, qui installe bureau de garnison et centre de recrutement au Châtelard et une résidence pour le gouverneur militaire au prieuré.

Enfin en 1844 l’État achète un grand terrain de 22 hectares à la Part-Dieu, en vue de replier sur Lyon l’école d’Artillerie de Grenoble et d’y créer une caserne d’artillerie. Les travaux sont à peine entamés en 1848.

Le SECOND EMPIRE 1850- 1870
Le maréchal de Castellane commandant militaire à Lyon de 1850 à 1864 joue un rôle essentiel. Il crée en dehors de la ville le camp de Sathonay et fait convertir la caserne de la Part-Dieu en construction en caserne de cavalerie à 3 régiments : les travaux sont terminés vers 1860. En 1859 au moment de la guerre d’Italie, il fait transformer la caserne de Collinettes en hôpital militaire (futur hôpital Villemanzy).
En 1867 l’enceinte de la Croix-Rousse déclassée est démolie, excepté les bastions St-Jean et St-Laurent. Une grande caserne est construite au fort Lamotte en remplacement de tous les forts déclassés de la rive gauche.

La « Grande Caserne » du fort Lamotte

De 1870 À 1914
Le général Bourbaki, premier Gouverneur militaire de Lyon, crée le camp de la Valbonne. On crée une annexe de l’Arsenal de Perrache à la Mouche en 1887 (caserne de la Mouche) ; l’arsenal devient en 1899 l’Atelier de construction de Lyon.
Des zones de manœuvre sont aménagées en ville : le camp de la Sarra sur Fourvière, le Clos-Jouve à la Croix-Rousse et le Grand Camp (la Doua) à Villeurbanne.
En 1888 commence la construction d’une École du Service de Santé Militaire avenue Berthelot pour la formation des médecins militaires. Vers 1900 la Gendarmerie à pied quitte la rue Ste-Hélène pour de nouveaux locaux cours Suchet.

La Caserne de 1910 au quartier Général Frère

À la Vitriolerie où est créé le 54° RA en 1910 un grand bâtiment est ajouté à la cour d’honneur. Toutes les casernes sont occupées pendant cette période, même l’ancien petit séminaire place Saint-Jean est devenu un établissement militaire: vers 1910 il abrite une partie du 17° RI. Par la suite il abritera la direction régionale du Service de Santé jusqu’en 1936 (le bâtiment ébranlé par le glissement de terrain de 1932 doit être démoli – seul le portail a été conservé).
La caserne de la Doua est construite sur la zone de manœuvre à la veille de la guerre. Elle abrite l’artillerie à cheval et une partie du 2° Dragons.

Caserne de la Doua

ENTRE-LES-DEUX-GUERRES 1919-1939
Peu d’évolutions pendant cette période. La caserne de la Doua abrite le 75° RA et le 6° groupe d’artillerie à cheval redevenu plus tard Artillerie de la 6° division de cavalerie.

1922 La Doua 6° groupe d’artillerie à cheval

DEPUIS 1945 : FERMETURES et DÉPLACEMENTS
L’hôpital Desgenettes est transféré dans un bâtiment neuf au Vinatier en 1946 ; l’ancien bâtiment est démoli pour laisser la place au Sofitel.
La caserne de la Part-Dieu est cédée à la ville en 1962 ; un centre commercial s’édifie à la place. L’Arsenal de Perrache ferme en 1973 ; une caserne de Gendarmerie le remplace depuis 1986, le quartier Delfosse, elle-même à la place de la caserne rue Ste-Hélène.
Le fort Lamotte devenu quartier sergent Blandan est abandonné en 2007 et transformé en parc de loisirs.
L’École de Santé Militaire est déplacée en 1981 de l’avenue Berthelot à Bron sur les glacis de l’ancien fort. L’ancien hôpital Villemanzy est cédé à la ville. La caserne St-Laurent occupée par la Direction Régionale du Service de Santé est abandonnée en 2014.
La caserne Bissuel est abandonnée en 1995 (aujourd’hui facultés catholiques), l’état-major régional est transféré au quartier Général Frère (ex-Vitriolerie) dans un nouveau bâtiment.


Les Subsistances sont transférées en 1990 à la caserne Osterode à Rillieux, délaissée depuis. Le camp de Sathonay, abandonné à la dissolution du 99° RI est repris en partie par la Gendarmerie régionale.

Le quartier général Frère vu du nord en 1995 avant la construction du nouvel état-major

EN 2018
La garnison de Lyon se limite au quartier général Frère (état-major régional, BdD et diverses directions) et au quartier Sabatier à la Mouche avec le 7ème RMat. Pour le Service de Santé à l’hôpital Desgenettes et à l’École de Santé (à Bron). La garnison militaire de Lyon forme une base de défense avec la base aérienne du Mont-Verdun – agrandie en 2019 par la fusion avec les BdD de la Valbonne et Valence.
La Gendarmerie se répartit entre la caserne Delfosse à Perrache et le camp de Sathonay.

Plusieurs de ces casernes et établissements militaires font l’objet d’un article particulier sur ce site.
Article de 2016 – Dernière modification 03/2026
Sources : F. Dallemagne – Les Défenses de Lyon – ELAH 2006

Guerres Dauphiné -Savoie

GUERRES FÉODALES ENTRE DAUPHINÉ et SAVOIE 1282-1355

Une SITUATION COMPLIQUÉE
Au sud-ouest du comté de Savoie, s’est développé à partir de 1030 sous la dynastie d’Albon une principauté comtale qui sera appelée plus tard le Dauphiné.

Blason du Dauphiné féodal

Ce nom vient du surnom de « Dauphin » attribué au comte Guigues IV (1133-1142). Le comte sera alors appelé « Dauphin de Viennois » ou simplement « Dauphin ». La principauté s’étend du sud de Vienne par Grenoble jusqu’à Briançon (en vert pale). Les rapports du dauphin avec le comte de Savoie sont souvent conflictuels.
La situation se complique au XIII° siècle, quand en 1268 le dauphin Guigues VII hérite par mariage du Faucigny, pays de Haute-Savoie d’Annemasse à Beaufort (non figuré sur la carte) à l’est du comté de Genève (en bleu).
Cela s’aggrave lorsque vers 1282 quand Anne-Dauphine mariée au sire de la Tour (du Pin) devient héritière et par elle son mari Humbert Ier dont les terres (en brun) sont presque complètement entourées par celles du comte de Savoie (en jaune), qui s’étendent jusqu’au Rhône entre Lyon et Vienne (nord-Viennois).
Le comte de Savoie avait par ailleurs acquis par mariage la Bresse (1272) séparée de la Savoie dans la plaine de l’Ain par les terres du dauphin et par celles du sire de Thoire-Villars (en vert foncé).

Carte des Principautés Féodales 1280-1350

Cette situation embrouillée va entraîner cinq guerres féodales successives entre les principautés de 1282 à 1355, principalement dans la plaine de l’Ain. La guerre dite « guerre de Septante ans » est faite de places perdues et reprises, de ravages rapides et de représailles.

Blason du Comté de Genève

Le comte de Genève et le sire de Thoire-Villars sont les alliés du dauphin, tandis que le comte de Savoie a l’appui du sire de Beaujeu, qui possède des terres en Dombes (« Beaujolais d’Empire » future principauté de Dombes).

Les PREMIERS ÉPISODES
Un premier épisode (1283- 1287) entre Humbert Ier et le comte de Savoie Amédée V le grand se limite à des chevauchées et des dévastations sans résultats. De même pendant une deuxième phase d’hostilités (1289-1293).
La guerre reprend en 1299-1314 en Grésivaudan, en Viennois ravagé en 1304 par Edouard de Savoie. Le dauphin assiège l’abbaye d’Ambronnay fortifiée par le comte de Savoie (1305). Le dauphin fait construire le château des Allymes sur les hauteurs d’Ambérieu.

Blason de Savoie

La guerre reprend de 1320 à 1334 : en 1321 le comte de Savoie prend le château de St-Germain près d’Ambérieu. En 1322 le dauphin fait incendier Ambronnay. En 1325 le nouveau comte de Savoie Edouard le libéral aidé du sire de Beaujeu, vient assiéger le château de Varey (01) place du comte de Genève, mais l’armée du jeune dauphin Guigues VIII le surprend : « l’ost de Savoie fut bellement déconfit ». Le sire de Beaujeu Guichard VI est pris et doit payer une forte rançon. Quelques années après, le comte de Savoie Aymon le pacifique est victorieux du comte de Genève à Monthoux (74) en 1332 et du dauphin au siège de la Perrière (38), où Guigues VIII est tué d’un carreau d’arbalète (1333). La paix est signée en 1334 à Chapareillan : les terres entre Ambronnay et Pont-d’Ain passent sous contrôle savoyard, dont la forteresse des Allymes reliant la Bresse au Bugey.

Château des Allymes -Ambérieu

La FIN du DAUPHINÉ FÉODAL
Le dauphin Humbert II, frère et successeur de Guigues VIII, dépense sans compter et achève de se ruiner dans une croisade en orient en 1345/47. Veuf sans héritier, il avait envisagé depuis longtemps de céder sa principauté. Le roi de France ne laisse pas passer une pareille occasion et en 1349 le Dauphiné est cédé à Charles (futur Charles V) fils aîné de Jean le Bon. À l’avenir le fils aîné et héritier du Roi de France portera le titre de Dauphin de France. Humbert reçoit une grosse somme d’argent, une pension annuelle et entre dans les ordres. Il devait devenir évêque quand il meurt prématurément en 1355.

Blason du Dauphiné Royal

ULTIME BATAILLE et PAIX de 1355
Le « transport » du Dauphiné au fils du Roi n’empêche pas la reprise de la guerre (5ème épisode 1352-1355) contre le comte de Savoie Amédée VI le comte vert . Les seigneurs dauphinois menés par Hugues de Genève (frère cadet du comte de Genève) sont écrasés à la bataille des Abrets (1354). Le dauphin Charles veut régler le contentieux : c’est chose faite au traité de Paris (1355) par des échanges de territoires. Le dauphin abandonne le Faucigny et les terres au nord du Rhône au comte de Savoie, qui lui cède le nord-Viennois. Le Dauphiné est limité par le Rhône et le Guiers. Par ailleurs le comte de Savoie reçoit l’allégeance du sire de Thoire-Villars et du comte de Genève auparavant alliés du dauphin, préparant l’acquisition de ces territoires au début du XV° siècle. Le comté de Savoie agrandi deviendra alors un duché.

DERNIÈRES RÉPLIQUES au XV° SIÈCLE
Un seul dauphin de France séjournera durablement en Dauphiné. En 1447, le dauphin Louis, futur Louis XI, fils de Charles VII, vient gouverner le Dauphiné pendant une dizaine d’années en se comportant comme un souverain indépendant. En 1454 en conflit avec le duc de Savoie, il envoie ses troupes ravager le pays de la Valbonne et prendre Montluel.
Enfin en 1468 Louis XI devenu roi s’oppose au duc de Bourgogne, qui est soutenu par le frère du duc de Savoie Philippe comte de Bresse. Pour le punir, le roi envoie à nouveau des troupes dauphinoises ravager la plaine de l’ Ain ; seule la place de Pérouges repoussera l’assaut dauphinois et ne sera pas prise. Cet exploit est encore commémoré par une plaque à Pérouges.

Dauphins de ViennoisComtes de Savoie
Guigues VII 1236-1270Pierre II 1263-1268
Jean Ier 1270-1282Philippe Ier 1268-1285
Humbert Ier 1282-1306Amédée V 1285-1323
Jean II 1306-1318Edouard 1323-1329
Guigues VIII 1318-1333Aymon 1329-1343
Humbert II 1333-1349Amédée VI 1343-1383

Article de 2013 – Dernière modification 10/2023
Sources : Bernard Bligny – Histoire du Dauphiné – Privat 1973 / Alain Kersuzan -Défendre la Bresse et le Bugey – PUL 2005 / Alain Larcher – la Dame de Pérouges (roman) – Horvath 1993

1430 La Bataille d’Anthon

La BATAILLE d’ANTHON (11 juin 1430) :

Dans les années 1420, la Guerre de Cent-Ans contre les Anglais se complique avec l’alliance anglo-bourguignonne scellée après l’assassinat du Duc de Bourgogne Jean-sans-Peur par les hommes du Dauphin Charles (1419). Ce dernier a obtenu le soutien des Lyonnais après la défaite d’Azincourt (1415) et devient en 1422 Charles VII Roi… à Bourges. Son armée est vaincue à la bataille de Verneuil en 1424 (9000 tués dont la moitié de notre région). Orléans est assiégée et les troupes royales ridiculisées à la bataille des « harengs » (1428) : le renouveau survient avec Jeanne d’Arc en 1429.

Blason de Louis de Chalon-Orange

L’AMBITION D’UN PRINCE
À cette époque troublée, la Franche-Comté est unie à la Bourgogne sous les grands ducs de Bourgogne. Un seigneur franc-comtois, Louis de Chalon, seigneur d’Arlay-Nozeroy, devenu par héritage de sa mère prince d’Orange, pro-bourguignon, prétend avoir des droits sur la seigneurie d’Anthon en Dauphiné.
Dès 1428, Louis de Chalon profite de la faiblesse régionale pour envoyer une troupe s’emparer de châteaux dans la région du Velin entre Crémieu et le Rhône : Colombier, Anthon, St-Laurent de Mure, puis Pusignan, Azieu. Il y laisse une petite garnison. En 1429 le roi n’a pas les moyens de réagir. Louis de Chalon cherche à se tailler une principauté en Dauphiné. Il est soutenu en sous-main par Amédée VIII de Savoie, qui aurait sa part dans un démembrement du Dauphiné. Au printemps 1430 il rassemble une armée composée de contingents du Jura, de Vaud, de Fribourg, de Neuchâtel et de Savoie.

La Zone Géographique concernée

L’ORGANISATION DE LA DÉFENSE
Raoul de Gaucourt, nommé gouverneur du Dauphiné après avoir brisé le siège d’Orléans aux cotés de Jeanne d’Arc, réunit les chevaliers dauphinois. Il est rejoint par Humbert de Grolée , sénéchal de Lyon et son contingent lyonnais, ainsi que deux compagnies de lombards conduites par Burnon de Caqueran et Théodore de Valpergue. Il fait en plus appel à Rodrigue de Villandrando, capitaine de routiers espagnols établi avec sa troupe à Annonay.

Vestiges du château de Pusignan

L’armée ainsi composée se rassemble à la Côte-St-André vers le 27 mai. Elle se propose de reconquérir les places tenues par les « orangistes ». Elle reprend d’abord Auberives (sur Varèze au sud de Vienne), puis Pusignan le 7 juin, Azieu le lendemain et le 10 juin Colombier après une grande résistance des assiégés. Le soir les chefs tiennent conseil et optent pour l’embuscade, car leur armée est inférieure en nombre.

Plan de la bataille

La BATAILLE
Le 11 juin, Louis de Chalon, averti du siège, se met en route depuis Anthon pour secourir Colombier, qui a en fait capitulé la veille ; sa route traverse le bois des Franchises (plus étendu à l’époque que maintenant), où l’armée dauphinoise moins nombreuse, attend qu’il s’y engage complètement. La tête de la colonne est alors attaquée de front par les routiers de Villandrando, la forêt empêche les orangistes de se déployer ; ils cherchent à se replier. Mais toute la colonne est alors attaquée de flanc par Gaucourt et Grolée. Ceux qui tentent de fuir sont pris à revers par la cavalerie lombarde C’est la débandade et le massacre des « orangistes » : environ 300 morts, 600 prisonniers mis à rançon. Le prince d’Orange réussit à s’échapper en traversant à cheval le Rhône à Anthon ; il trouve refuge le soir au château de Meximieux ; puis penaud regagne ses terres.

Humbert de Grolée et Raoul de Gaucourt par Gilbert Bouchard

Le surlendemain à Crémieu sont vendus 1200 chevaux harnachés récupérés et beaucoup d’armes et d’armures ; l’étendard rouge et or d’Orange fut exposé à la cathédrale Saint-Jean à Lyon. Gaucourt entre à Anthon, où le château est déserté, puis va s’assurer du château de Fallavier encore aux mains des orangistes. Tandis que Grôlée regagnait Lyon, Gaucourt et Villandrando descendent assiéger Orange. La ville se rend le 3 juillet et les autres places de la principauté (Gigondas, Jonquières, Courthezon) font leur soumission. Mais fin août la ville d’Orange se soulève contre ses occupants dauphinois ; elle est remise provisoirement au comte de Provence.

ÉPILOGUE
Cette victoire conservait le Dauphiné à la couronne de France. Gaucourt fut nommé premier chambellan, Grôlée conseiller et chambellan du roi, Villandrando reçut le château de Pusignan. Théodore de Valpergue sera le sénéchal de Lyon de 1435 à 1458. Une stèle commémorant cette bataille est érigée sur la route à l’est de Janneyrias.

La Stèle Commémorative

Mais les inquiétudes des lyonnais ne sont pas terminées, malgré le traité d’Arras entre Charles VII et Philippe le Bon duc de Bourgogne (1435). En effet la trêve laisse sans emploi un grand nombre de routiers : le point culminant est le massacre des habitants de Vimy (actuelle Neuville-sur-Saône) et de Genay au début de 1443. Il faut l’intervention des armées royale et savoyarde pour ramener la paix dans la région. En 1447 le dauphin Louis futur Louis XI viendra gouverner le Dauphiné pendant une dizaine d’années.

Blason du Dauphiné

Article de 2010 – Dernière modification 04/2019

Sources : Philippe Gaillard – Anthon 11 juin 1430 – Historic’one 1998 / Lyon Rive Gauche n°27 12/1968 / vignette Gilbert Bouchard -L’Isère en BD t.2 – copyright Glénat

1793 Le Siège de Lyon

LE SIÈGE DE LYON en 1793 

AVANT LE SIÈGE, JACOBINS et MODÉRÉS
Au début de l’année 1793 la ville de Lyon est divisée politiquement entre les « clubs » (jacobins extrémistes) et les « sections » plus modérées. La municipalité jacobine (maire Antoine-Marie Bertrand) est de plus en plus radicale, poussée par l’ultra-révolutionnaire Chalier, président du tribunal du district. Dès février des troubles éclatent : pillage du club des Jacobins, occupation de l’Arsenal par les sections…

Portrait de Joseph Chalier


En avril le conseil général de la Commune décide de la création d’un Comité de Salut Public commun à la Commune, au district et au département. La tension politique augmente de jour en jour. Le 14 mai des représentants de la Convention de passage à Lyon suscitent une réunion des corps administratifs, qui déclarent la « Patrie en danger » devant les troubles en Vendée, décident la levée d’une armée révolutionnaire lyonnaise, d’un emprunt forcé sur les riches, la proscription des journaux et demandent la création d’un tribunal révolutionnaire… Les modérés dénoncent la tyrannie qui s’installe et dans les jours qui suivent un décret de la Convention semble leur donner raison.

De L’INSURRECTION À LA RÉBELLION
Les 2 partis prennent alors les armes et le 29 mai 1793 les sections modérées basées à l’arsenal et commandées par Madinier passent à l’assaut et s’affrontent violemment avec les jacobins qui défendent l’hôtel de ville avec l’aide de bataillons de soldats. La fusillade dure jusque vers 19h. À l’aube du 30 mai les sections investissent l’hôtel de ville déserté par ses occupants. Les pertes humaines de cette journée insurrectionnelle s’élèvent à environ 43 morts et 300 blessés. Les principaux jacobins, dont Chalier sont arrêtés. Une municipalité provisoire s’installe (maire Coindre).

L’insurrection du 29 mai 1793 place des Terreaux

Le 31 devant les représentants de la Convention et le général Kellermann, chef de l’armée des Alpes, les lyonnais affirment leur attachement à la République et à la Convention.
Malheureusement la situation politique va évoluer en sens inverse entre Lyon et Paris. Deux jours après, dans la capitale, sous la pression populaire les Montagnards extrémistes éliminent leurs adversaires Girondins plus modérés. Un certain nombre de départements, dont Lyon et Marseille dénoncent un déni de démocratie et demandent que la Convention se réunisse en dehors de Paris.

Les nouvelles autorités lyonnaises ont beau protester de leur zèle républicain, elles sont immédiatement suspectées de menées contre-révolutionnaires, voire royalistes… Dès le 25 juin une expédition est envoyée en Forez pour assurer à la ville tout le ravitaillement possible. Le 29 juin une fête patriotique a lieu place de la Fédération (Bellecour) : on y affiche le zèle de la République, de la liberté, mais aussi le refus de la dictature.

La RUPTURE
Les sections créent une Commission populaire du département de Rhône-et-Loire présidée par Gilibert. Le 4 juillet, espérant le concours d’autres départements, elle rompt avec la Convention et commence à préparer la défense de la ville. Le 8 la Commission nomme général en chef le citoyen Perrin de Précy ; ses lieutenants sont tous des royalistes, dont le comte de Virieu ancien député à la Constituante. Le 12 la Convention déclare la ville en état de rébellion. Le 14 juillet une prise d’armes de l’armée de Lyon a lieu place Bellecour.
Le lendemain se déroule le procès de Chalier : il est condamné à mort. La rupture est définitivement consommée le 16 juillet par l’exécution de Chalier, place des Terreaux avec la guillotine qu’il avait fait venir…
Dès lors la ville se prépare à la guerre. L’artilleur Chénelette implante des redoutes dans certaines maisons, devant les remparts en mauvais état de Fourvière et de la Croix-Rousse, au pont d’Oullins et surtout au débouché du pont Morand. Sur les 12000 hommes de l’Armée de Lyon, seulement 3500 sont aguerris dont 4 à 500 cavaliers.

LYON ASSIÉGÉE
L’ordre d’attaque est donné le 4 août. L’armée conventionnelle aux ordres de Kellermann forme 3 colonnes partant de Bourg (général Petit-Guillaume), Mâcon (général Rivas) et Bourgoin (général Vaubois). Une 4ème colonne venant de Haute-Loire et du Puy-de-Dôme doit reprendre St-Etienne et Montbrison. Le 8 un premier échange de tirs a lieu contre l’avant-garde à la Croix-Rousse. Le siège de Lyon est commencé, mais la ville n’est pas complètement encerclée, l’ouest restant encore ouvert.

Assaut sur le plateau de la Croix-Rousse

Les premiers assauts ont lieu sur le plateau au nord de la Croix-Rousse ; les lyonnais résistent, contre-attaquent avec acharnement et maintiennent les troupes de la Convention à bonne distance des remparts. Un artilleur, Gingenne, se distingue avec sa batterie, tout au long du siège. La défense de la redoute Chénelette au débouché du pont Morand, soutenue par l’artillerie de la colline résiste à l’artillerie de l’assaillant.

LYON BOMBARDÉE
Kellermann et les représentants de la Convention Dubois-Crancé et Gauthier sont installés au château de la Pape. Les représentants décident le 12 août de partager le département de Rhône et Loire en créant un département de la Loire avec Feurs comme chef-lieu provisoire. Devant la résistance de la ville, ils contraignent Kellermann à organiser le bombardement de la ville à partir de la plaine des Brotteaux et de Caluire. Le feu commence le 22 août au soir, puis le 24, la ville reçoit des milliers de boulets, bombes et projectiles incendiaires. La résistance ne faiblit pas malgré les victimes et les lyonnais font face aux nombreux incendies, dont celui de l’Arsenal. Le feu reprend les nuits du 29 et 30 août. Une attaque lancée de Limonest enlève la redoute de la Duchère, qui permet le bombardement du faubourg de Vaise par les Conventionnels. Les bombardements à boulets rouges continuent les 7 et 8 septembre. Le 9 septembre les troupes du Puy-de-Dôme conduites par Châteauneuf-Randon prennent Montbrison ; les « lyonnais » reculent, le château de Montrond est incendié. Le 14 septembre la ville accueille le dernier convoi de vivres du Forez. En effet le 17 septembre le bouclage de Lyon est complet : 60000 hommes l’assiègent. La disette commence.

Positions et Tirs de l’Artillerie pendant le Siège

LA FIN DU SIÈGE
Le 10 septembre Kellermann, jugé trop modéré est renvoyé en Savoie à l’Armée des Alpes et remplacé par Doppet qui arrive le 26. Celui-ci est chanceux, car une défection a livré la redoute de Sainte-Foy, qui peut alors bombarder le quartier de Perrache. L’assaut général est lancé les 28-29 septembre de tous côtés : le pont de la Mulatière tombe et la pointe de la presqu’île est envahie. Précy à la tête de sa cavalerie charge sur la chaussée Perrache et les terrains avoisinants et repousse ses adversaires au delà du pont.

Les pertes des lyonnais ne sont plus compensées et la disette s’installe malgré le rationnement rigoureux : le moral des assiégés faiblit.

Proclamation du 2 octobre


L’attaque générale du 8 octobre est difficilement contenue. Précy se rend compte que la résistance est vouée à l’échec ; il tente le lendemain 9 octobre une sortie en force par Vaise avec 1000 hommes et 200 cavaliers. Cette sortie est un calvaire : l’arrière-garde commandée par Virieu est massacrée entre Vaise et St-Rambert. Talonnés par l’armée conventionnelle et harcelés par les paysans, le gros de la colonne passe par St-Cyr-au-Mont-d’Or, Poleymieux, les Chères, Alix, Theizé, Oingt, jusqu’à St-Romain-de-Popey : presque tous sont massacrés. Rares sont ceux qui pourront s’échapper en se perdant dans la nature, comme Précy lui-même.

Le siège de Lyon est terminé. L’armée conventionnelle entre dans une ville dévastée, où le bombardement a causé beaucoup de dégâts. Les représentants Dubois-Crancé et Gauthier qui ont conduit le siège ont été rappelés. C’est le représentant de la Convention Couthon qui est le maître de la ville. La répression va commencer…

Cette page sombre de l’histoire lyonnaise est relatée dans un deuxième article.

Article de 2011 – Dernière modification 03/2018
Sources : Edouard Herriot -Lyon n’est plus – 3 tomes – Hachette 1937 / Revue Soc.Hist.Lyon Rive Gauche / Guy Bérat – Lyon fit la guerre à la liberté – Généalogie & histoire n°127 / Costa de Beauregard – Le roman d’un royaliste (de Virieu) – Plon-Nourrit 1892

Les Cent-Jours de 1815

1815, les CENT-JOURS et l’ARMEE des ALPES 

NAPOLÉON LE RETOUR
Le 10 mars 1815 au soir, Napoléon de retour de l’île d’Elbe entre triomphalement à Lyon, dont les troupes se sont ralliées. Installé à l’archevêché, il y rédige les décrets rétablissant l’Empire. Il reprend la route le 13, en adressant aux lyonnais une proclamation qu’il termine par ces mots :  » Lyonnais je vous aime« …

Déclaration aux Lyonnais


LES « CENT-JOURS »
Les autorités ralliées de la région doivent faire face à une tentative de résistance royaliste du Duc d’Angoulème qui remonte la vallée du Rhône (combat de Loriol) jusqu’à Valence (3 avril). À Lyon le général Grouchy prend les choses en main et les troupes du Duc d’Angoulème l’abandonnent. La menace est alors devenue extérieure, car l’Europe se mobilise à nouveau contre Napoléon (7ème coalition).

Lyon en 1815 avec en vert les emplacements des ouvrages de défense

Sur ordre de Napoléon, les autorités lyonnaises avaient entamé des travaux pour renforcer les défenses de la ville : ceux-ci commencent le 11 mai et utilisent des ouvriers au chômage. On relève et remet en état les vieilles fortifications de Fourvière ; de même les bastions de la Croix-Rousse sont aplanis. Des redoutes sont construites sur le plateau de Montessuy, à Saint-Just et à Vaise. Des retranchements provisoires sont aménagés à la hâte au pont des Brotteaux et autour des Brotteaux et de la Guillotière. 300 canons sont disponibles, mais l’argent manque pour payer les ouvriers et les fournisseurs.

SUCHET et L’ARMÉE DES ALPES
Grouchy, devenu maréchal, est remplacé à la tête de l’Armée des Alpes par le maréchal Suchet qui arrive à Lyon le 14 mai. Suchet entre en campagne le 15 juin : la 22° division d’infanterie (général Curial) centrée sur Chambéry bouscule facilement les troupes piémontaises et s’empare de Montmélian, l’Hôpital (futur Albertville) et Conflans, alors chef-lieu de la Savoie piémontaise. La 23° division d’infanterie (général Dessaix), centrée sur Annecy prend Annemasse et pousse jusqu’à Thonon et Évian, où elle se heurte à l’avant-garde autrichienne. Car entre temps l’armée autrichienne venant d’Italie passe les cols des Alpes, l’armée de Bubna par le Mont-Cenis, l’armée de Frimont par les Petit et Grand Saint-Bernard.

Le Maréchal Suchet

Le 23 Suchet apprend la nouvelle de la défaite de Waterloo (18 juin) et le 26 il communique à ses troupes la nouvelle de l’abdication de Napoléon (le 22). Suchet fait le 27 une offre d’armistice que les autrichiens refusent. Ils se heurtent alors aux français à Bonneville, mais surtout le lendemain 28 juin à Conflans et l’Hôpital tenus par le 14° de ligne commandé par le colonel Bugeaud (futur maréchal), qui avec 1800 hommes repousse victorieusement 5000 austro-piémontais, en leur causant de lourdes pertes (1500 hommes). Ce brillant fait d’armes – 10 jours après Waterloo ! – est inutile, car le même jour Suchet a signé une suspension d’armes. Les divisions de l’Armée des Alpes se replient sur Annecy et Chambéry.
Suchet ayant reçu des instructions de Davout se retire de Savoie et fait passer ses troupes au nord du Rhône, confiant la défense au sud à des divisions de réserve. Les hostilités reprennent le 1er juillet ; ce sont les divisions de réserve qui vont céder sous la pression de l’ennemi en direction de Grenoble et aux Echelles. Le 4 juillet Suchet apprend que son armée doit se retirer au delà de la Loire selon une convention signée à Paris avec les coalisés. le 10 l’armée des Alpes se trouve entre Montluel et Caluire. Les sardes prennent Grenoble le 9. Le 15 août le général Eberlé refuse de livrer Briançon aux troupes austro-sardes et soutient un siège de 3 mois.

Tous ces efforts seront inutiles, car le 12 juillet à Montluel est ratifiée une suspension d’armes définitive. L’Armée des Alpes doit se retirer à l’ouest de la Loire, abandonner Lyon et remettre la ville aux Autrichiens le 17. Beaucoup de lyonnais ne veulent pas admettre que l’on capitule sans combattre et des émeutes éclatent, augmentées par un afflux de déserteurs les 12 et 13 juillet. Le 14 juillet l’armée commence l’évacuation de Lyon.
Le maréchal Suchet a pu apparaître peu combattif ; mais il n’a fait qu’obéir aux ordres reçus et il était évident qu’après l’abdication de Napoléon la partie était perdue et qu’il était inutile de risquer la vie de ses soldats plus longtemps.

A.Thériat, caricature d’officiers autrichiens place Bellecour

CONSÉQUENCES
Le 17 juillet les Autrichiens entrent à Lyon, tandis que les royalistes réapparaissent et que le drapeau blanc est hissé sur l’hôtel de ville… Cette deuxième occupation autrichienne après celle de 1814, fort onéreuse pour la ville, durera 5 mois jusqu’au 15 décembre ; les occupants feront démolir les ouvrages défensifs, principalement ceux de la rive gauche…
Au second traité de Paris (novembre 1815) la France perd la partie de la Savoie (Chambéry et Annecy) qu’elle avait conservée en 1814.

Article de 2010 – Dernière modification 09/2019
Sources : Ronald Zins – 1815, l’armée des Alpes et les Cent-jours à Lyon – Horace Cardon 2003 ; F.Dallemagne & coll. – Les défenses de Lyon – ELAH 2006